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 Sombre [finie]

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MessageSujet: Sombre [finie]   Mar 9 Avr - 20:53

Sombre Sang-d'Argent

Bourgeois de Cerf

Bourgeois de Cerf
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Sombre Sang-d'Argent




Identité

Nom : Sombre Sang-d'Argent
Âge : Quelques vingt-six années
Ville/région : Un village de Cerf
Classe sociale : Bourgeois
Profession : Tisserand

Stats
Distribuez 50 points de départ en suivant les instructions ici.
Magie : 2
Force : 7
Précision : 10
Endurance : 7
Intelligence : 8
Perception : 8
Charisme : 8



Le Royaume et vous...

Êtes-vous originaire des Six-Duchés ? Né en Cerf, donc oui.
Ah ? D’où venez-vous exactement ? Le nom de la ville où je suis né m'échappe. Mais je puis vous assurer être né en Cerf.
Êtes vous sensible à la politique des Loinvoyant ? Pas réellement. Leur nom inspire le respect, mais je ne m'implique pas assez en politique pour répondre de manière constructive à cette question.
Peut-être ne vous intéressez-vous pas à ces choses-là, mais quel Duché a votre préférence ? Cerf, bien sûr.
Que pensez-vous de nos voisins ? D'après les récits, les Montagnard, les Chalcédiens et autres "étrangers" sont des peuples différents du nôtre à l'extrême. Je porte un grand intérêt à ces gens, et les respecte, outre la peur que m'inspire l'inconnu.
Vous considéreriez-vous comme un grand fan de la famille royale ? Pas vraiment. Je ne suis toutefois pas un opposant.
Pourquoi ? La famille royale a vécu de nombreux évènements et les a tous surmontés, avec plus ou moins de grâce, en faveur ou non du peuple. L'important étant de la voir toujours debout contre vents et marées. Elle peut au moins être considérée pour cela, bien que je me tiens éloigné au possible de leur politique "anti-vifiers". En bref : je l'admire, d'une certaine façon.
Au fait, vous avez un titre ? Pas que je sache.



Physique

Yeux : Bleus profond.
Cheveux : Châtains foncés, mi-longs. Je les porte souvent plaqués en arrière, ou ils partent vite en éléctrons libres. Je leur porte un grand soin ; pour cause, les femmes en sont folles.
Silhouette : Je suis grand. Peut-être trop : je mesure quelques six pieds et des poussières (environ un mètre quatre-vingt-cinq, quatre-vingt-dix). De plus je suis fin, et ma carrure me prête une puissance que je n'ai pas. Je suis large de torse et d'épaules, pourtant ma maigreur porte un contrepoint à mon allure. Les gens ne le voient pas sous mes vêtements, bien sûr, mais, malgré ma taille, je ne suis pas lourd. Ma précision, bien plus que ma force, sera le facteur décisif d'un combat. Je suis droit, également. Ma démarche est certaine et mes yeux ne sont pas sans évoquer ceux d'un aigle : sans paraitre inquisiteur, mon regard est attentif, de même que mes oreilles.
Habitudes vestimentaires : De par ma profession, je me vêts richement. Mes atours proviennent souvent de ma propre production ; non pas que je me surestime, mais, ne sais-je pas mieux qu'un autre ce que je désire ? J'aime à jouer sur le noir et l'argenté. Mes plus beaux chefs-d'oeuvre portent ces couleurs. Je porte aussi bien mon nom que mes vêtements, et on ne verra que rarement des couleurs vives sur mon dos. Les quelques simples bijoux que je me permets parfois d'arborer sont argentés, souvent sertis d'un petit saphir pâle. Le bleu de mes yeux étant l'une des rares couleurs que je ne rechigne pas à porter. Une dernière chose : je porte généralement des vêtements longs et/ou larges. Ils n'entravent guère les mouvements ; au contraire, ils permettent à une multitude de petits objets d'être dissimulés.
Autre ? On me l'a souvent dit. J'ai un beau visage. Mon médecin m'a félicité de mes belles dents. Mon barbier n'a que rarement vu barbe plus douce que la mienne, en dépit de la négligence que je lui porte souvent. La serveuse du "Godet d'Or" adore mes légères fossettes, quand je souris. Donc pas souvent. Ma barbe épaisse, mon visage lucide et sage, ainsi que ma voix grave et profonde me donnent un air nettement plus vieux.



Caractère

« Mes amis disent que je suis… » Ils disent que je suis agréable, mais pas assez ouvert. Presque craintif. En revanche très à l'écoute une fois en confiance.
« Mes ennemis me trouvent… » Ils ne sont plus ici pour en parler.
« La première impression qu’on a de moi, c’est… » Quelque de sérieux, mais qui n'engage pas à l'amitié. Bien que parfois un regard ou deux se tournent sur son passage, on a plutôt l'impression d'avoir affaire à quelqu'un de réservé.
« En société, je suis... » Silencieux. Calme. Contrôlé. Hésitant. Respectueux. Charitable et tolérant.
« En privé, je suis… » Silencieux. Calme. Respectueux. Parfois avenant. Parfois chaleureux. Parfois doux. Parfois drôle.
« Ma plus grande peur, c’est… » Mon passé.
« Ce que je déteste… » Mon mensonge à moi-même.
« Ce que j’aime… » Les femmes jolies et intelligentes ? Plus sérieusement : la lecture et l'écriture sous toutes ses formes, les plantes, le textile bien travaillé, les gens réfléchis. Également, et plus secrètement ; les lames courtes et dissimulables, les poisons... A ce propos, je sais cuisiner. Non pas par réel plaisir, mais plutôt par nécessité : il est plus aisé d'empoisonner quelqu'un en le mettant en de bonnes conditions qu'en le forçant à ingérer ladite toxine.
« Si j'avais un rêve... ? » Maîtriser toutes les magies, et comprendre les fondations mêmes de l'existence. Ah, et revenir en arrière. Et aussi pouvoir enseigner la lecture et l'écriture à tous. ET AUSSI, rendre le Vif autorisé, que mon histoire ne se répète pas.



La magie et vous...
Ne répondez aux questions en italique que si vous êtes directement concernés (par l’art ou le vif) !
… ça fait deux ? Non.
Êtes-vous sensible à l’Art ? J'en doute.
    Le pratiquez-vous ? -
    Comment l'avez-vous découvert ? -
    Avez-vous un maître ? -
    Un clan ?-

Et le Vif ? Non. J'ai réussi à m'y fermer.
    Comment l'avez-vous découvert ? Je suis né d'une famille du Lignage.
    Le cachez-vous ? Oui.
    Avez-vous un compagnon ? Non.

Que pensez-vous des fidèles du prince Pie ? Ils déshonorent le Lignage et le rendent coupable des fausses rumeurs à son sujet.
Et des membres du Lignage ? Je me suis coupé d'eux il y a des années. Je les respecte, les crains et les évite.
Que pensez-vous des autres formes de magie ? La magie semble être à l'origine de l'existence même. Je continuerai d'arpenter les écrits pour en savoir un maximum.
Avez-vous des magiciens, des artiseurs ou des vifiers dans votre entourage ? Un oncle, une grand-mère, une tante.
Pratiquez-vous une autre forme de magie ? Non.



Le bric-à-brac

Sombre est né dans une famille du Lignage. Dans son petit village entouré de forêts situé en Cerf, il grandit, apprenant les métiers respectifs de ses parents : herboriste pour sa mère, forgeron pour son père. Sombre voua une véritable passion pour les plantes, leurs associations possibles et leurs diverses façon d'être employées. Au coeur d'un milieu sauvage, il put apprendre très vite à reconnaître et utiliser les plantes de ce milieu. Pour les autres espèces, il se contenta de rêvasser des heures durant sur de vieux herbiers et autres listes détaillées que possédait sa mère à propos de l'alchimie. Sombre hérita de la carrure imposante de son père, même s'il n'en fit pas usage ; si son père ne se réjouissait pas de sa préférence pour les sciences, il n'en montra rien. Il était déçu, pour sûr, mais délaissa l'éducation de son fils, alors doté d'une douzaine d'années, à sa femme.
Sombre n'a pas toujours porté ce prénom. Ses parents l'ont d'abord baptisé Profond. Profond, à l'image de sa soif de connaissance. Profond, à l'image de son esprit tortueux. Profond, à l'image des crevasses laissées dans les corps inertes de ceux qui ont détruit sa vie.
Il vous faut connaître un événement majeur de la vie de Sombre. L'évènement qui l'a définitivement transformé et qui l'a rendu tel qu'il est aujourd'hui. Il avait alors environ seize printemps.
Sombre, -ou Profond, nommez le comme il vous plaira- tout au long de son enfance, a appris les principales valeurs du Lignage. Ses parents, en symbiose avec la nature, lui avaient enseigné les avantages et atouts qu'une union procurait. A contrario, ils lui expliquèrent les dangers et contreparties que cela entraînait. Ce jour là, la femme aimante qu'était sa mère avait décidé de lui exposer un point capital concernant le Lignage : le décès d'un compagnon de lien.
C'est ce jour que les habitants alentours découvrirent l'appartenance au Lignage de la famille de Profond. La cause de leur découverte resta pour toujours obscure ; Profond n'avait commis aucune erreur dans son apprentissage, et ses parents dissimulaient bien leur lien. Pourtant cela ne suffit pas, et à titre d'avertissement, leurs animaux de lien furent abattus. Profond lut alors la peine infinie qu'amenait la disparition définitive d'un compagnon de lien dans les yeux de ses parents. L'apprentissage en fut très explicite. Démontés, ses parents ne souhaitaient guère s'enfuir, sachant pourtant pertinemment qu'ils allaient mourir dans la soirée. L'assassinat de leurs « seconde âme », comme ils appellaient leurs compagnons de lien, n'était que le supposé avant goût. Pourtant cela en fut bien assez pour ses parents. Leur regard resta vague tout l'après-midi, lâchant pour seuls mots : « Prépare tes affaires, mon chéri, tu pars bientôt. » Cette déclaration qui résumait clairement la situation. Lentement, lourdement, Profond rassembla ses affaires. Nuls adieux n'étaient nécessaires dans le village : il n'avait que peu de relations. Concernant ses parents, il resta fier devant eux. Nulle larme ne fut versée. Chacun était résigné et avait compris comment allaient se dérouler les événements : les villageois enragés allaient oublier pour la soirée la présence du discret Profond. Ils ne le chercheraient sûrement pas, leur soif de sang serait calmée pour un moment. L'homme en devenir serait déjà loin, parti quelques heures avant la « capture » de ses parents. Avec un peu de chance, il serait déjà chez son oncle. A peu de choses près, c'est ainsi que l'histoire se déroula. Profond plongea son regard pour la dernière fois dans celui de ses parents. Leurs yeux brillaient de larmes. Leur âme était déjà partie. Profond n'éclata en lourds sanglots que plusieurs jours plus tard, une fois arrivé chez son oncle. La phase d'assimilation des évènements était passée, et partager sa peine ne diminuait pas son fardeau, mais l'aidait à avancer.

S'ensuivit plusieurs années inintéressantes à raconter, mais dont il est bon de connaître l'existance. Chez son oncle, il apprit à se battre : il délaissa les épées pour les coups discrets et précis des poignards et autres dagues. Il poursuivit sa formation du Lignage. Son oncle fut celui même qui parvint à aider Profond à se fermer au Vif. Profond ne désirait pas que ses enfants vivent la même histoire, et peut-être parviendrait-il à modifier le terrible destin qui l'attendait en se coupant de cette magie. Bien que l'idée de pratiquer le Vif avait tendance à l'exciter, tant ses sensations que sa curiosité, il ne souhaitait aucunement à sa descendance le lourd fardeau qu'impliquait la présence du Vif dans leur vie. Il préférait au moins leur laisser le choix, et pouvoir leur enseigner un jour une façon de se couper de cette magie. C'est pourquoi, par divers travaux mentaux, il se forgea une lourde cuirasse perméable au Vif. S'il ne parvint pas à se détacher complètement de ce cadeau de la nature, il déboucha toutefois sur un bon compromis : il conservait ses connaissances sans chercher à les utiliser, et n'avait pas assez employé son don latent pour d'une part le maîtriser, et d'autre part le manifester. Il sentait sûrement mieux les odeurs qu'un autre, ou voyait mieux dans le noir ; guère plus. Son séjour de quelques années chez son oncle lui permit également de parfaire son éducation et enseignement des runes : il savait écrire et y prenait plaisir. Ses lettres étaient parfaites et l'agitation de l'impatience qui rongeait autrefois son poignet avait été dominée pour laisser place à un rythme régulier et ininterrompu.
Sa famille maternelle était en réalité répartie sur toute la région, et Profond put leur rendre visite à plusieurs reprises. Chez sa grand-mère, il approfondit ses connaissances des plantes, et chez sa tante il apprit le métier de tailleur. Cette femme, qui ressemblait énormément à sa mère, était plutôt réputée dans la région, et lui fournit de solides bases, qu'il développa des années plus tard, une fois confortablement installé à Castelcerf.
Sa famille complète possédait le Vif, et une grande partie voyait d'un très mauvais œil le fait qu'il renie son héritage. C'est pourquoi il ne conserve aujourd'hui comme proches que son oncle et sa grand-mère, uniques défenseurs parmi une foule de cousins, cousines, oncles et tantes éloignés, grands-parents rassis avec l'âge, et autres parrains ou marraines sortis de nulle part.

Vient un élément important de l'histoire. Aux alentours de ses vingt ans, il se décida.

Dans la lourde armoire d'if de sa chambre, Profond choisit quelques vêtements. Il les plia et les plaça dans son sac de toile. De son coffre il tira deux dagues récemment aiguisées. Il en dissimula une dans sa botte, et disposa l'autre dans un fourreau rembourré de fourure -pour éviter le chuintement lors de la sortie de la lame- derrière sa ceinture, à l'horizontale. Il descendit ensuite aux cuisines pour faire quelques provisions pour la route. Il fit l'inventaire de son sac plusieurs fois, souhaitant de rien oublier. A sa ceinture était solidement accrochée une saccoche de cuir, contenant en apparence des simples ; des plantes mortelles dans les doubles poches. Dans le fond de son sac reposaient deux coffrets : l'un rempli de diverses papillotes de papier emplies de poudres, ainsi que d'autres fioles de poisons, mortels , incapacitants ou débilitants ; l'autre coffret était vide. Devant la porte, Profond pensait. Il ne voulait pas faire d'aller-retour. Avait-il pris assez de vivres ? Assez de vêtements ? A cheval, le village n'était qu'à une journée ou deux. Et il ne pensait pas rester plus d'une nuit ou deux là-bas. Son oncle coupa court à ses songes en arrivant sans bruit aucun et en lui plaçant une main sur l'épaule. Il sourit devant le léger sursaut de Profond. « Alors, mon garçon, c'est aujourd'hui que tu pars » dit-il de sa voix chaleureuse. « J'espère que tu as tout prévu et que tu ne vas pas risquer ta vie.
-Non, je..., commença Profond.
-Honore ta famille, le coupa son oncle, en plaçant sa main sur son cœur.
-J'y veillerai. Tu as été le seul véritable soutien pour moi. Je ferai honneur à ton enseignement.
-Bien mon garçon. N'oublie pas ce que je t'ai appris sur la façon de monter un cheval. C'est ton premier véritable voyage sur Feu. Ne le laisse pas te dominer et tout se passera bien.

S'ensuivirent quelques banalités et une accolade.

Il avait laissé pousser sa barbe et ses cheveux, pour être sûr de ne pas être reconnu, et cette mascarade fonctionna, puisque lorsqu'il arriva au lieu dit, aucun regard ne s'accrocha à lui. Personne ne le dévisaga comme si sa silhouette, son attitude avait autrefois été connues par ici.
Profond avait attaché sa monture à l'orée de la forêt, dans un coin particulièrement luxuriant de végétation. L'instinct inconscient de vif qui restait au fond de l'esprit du jeune homme -mêlé à son esprit lucide et à sa connaissance des lieux- lui avait affirmé que l'endroit ne se situait pas sur un quelconque territoire d'un quelconque prédateur ; son étalon était en sécurité.
Il arriva tranquillement à l'entrée de son village natal, le regard naviguant entre les structures comme s'il venait pour la première fois. L'endroit n'avait pas changé. Les hommes vivant ici demeuraient entourés de la forêt verdoyante et profitaient des quantités importantes de gibier, plantes et fruits. A travers les années, quelques maisons avaient été construites, sans réellement agrandir le village. Les hommes ici vivaient toujours de la chasse, la cueillette et l'exportation de bois, dont ils ne manquaient pas. Et leur occupation favorite ne semblait pas avoir changé. Le gibet sur la place était en parfait état, comme si le temps n'avait pas eu d'impact sur lui. Les nœuds coulants encore disposés comme si une exécution était prévue, le sang séché sur le bois de la potence, tout prêtait à effrayer le vifier qui viendrait s'installer. Et pourtant Profond ne s'emballa pas le moins du monde. La haine qui consommait son cœur glaçait son visage en un masque froid, sans expression. S'il n'était pas avenant, il n'était pas hostile non plus : il allait devoir communiquer pour mettre son plan à exécution.
Profond ne sut jamais si ses traits durcis de douleur jouèrent en sa faveur, mais lorsqu'il s'avança vers un groupe de bûcherons hirsutes, tous lui accordèrent leur attention et nul n'osa remettre sa parole en question. « Cela fait trois jours et deux nuits que je traque un vifier, commença-t-il. Il s'est réfugié la nuit dernière dans cette forêt : j'ai passé l'après-midi à le chercher, mais il ne cesse de m'échapper. » Chacun l'observa, dans l'attente de la suite. « Le terrain est vaste. Je vais avoir besoin d'aide si je veux le coincer. Je vous propose une traque. » Les regards brillèrent. « Sans penser me tromper, je crois qu'il s'agit, de plus, d'une femme. » Les regards s'enflammèrent. Tous approuvèrent sans réfléchir, et chacun partit prévenir les autres afin de s'armer, de se préparer pour enfin se retrouver à la taverne le soir tombé. Selon leur habitude, ils comptaient boire pour se donner du courage, se motiver et s'enrager, puis partir à la chasse une fois la lune brillant de toute sa puissance. Profond, plus que de se venger, allait également pouvoir punir ces hommes de la cruauté gratuite envers une femme ? L'idée de punir ce vice valut un sourire au jeune homme. La journée passa, et il contribua à animer l'animosité grandissante dans le village. Bientôt les hommes allaient et venaient, agités comme des fourmis affamées devant une cuillère de miel. Qu'elles prennent garde à ne pas s'y engluer.
Le soleil déclinant, le propriétaire de la taverne -laquelle n'allait pas tarder à être dévalisée- commenca de préparer les repas et de débouchonner les bouteilles et les fûts. Profond, amical, lui proposa son aide , qui fut acceptée de bon cœur. Lorsque le tenancier lui tournait le dos, Profond ne manqua pas de glisser moult poudres et fioles dans les bouteilles, les tonneaux ou même les fûts disposés sur les tables. Aucun n'y réchapperait. Le poison agirait très lentement, et ne tuerait pas les consommateurs. Ils allaient être pris de terribles maux de ventre, saisis aux tripes et obligés de régurgiter les aliments ingérés lors des deux derniers jours. Ils seraient alors très vulnérables et facilement manipulables.


Les festivités battaient leur plein. Profond fut surpris de voir qu'une trentaine d'hommes motivés allaient poursuivre une hypothétique proie. Ils buvaient allègrement, bataillant déjà pour savoir de quelle manière ils allaient en finir avec leur vifier. Tous riaient aux allusions sallaces quant au fait qu'il s'agisse probablement d'une femme. Une fois encore Profond fut consolidé avec l'idée de les faire souffrir. La soirée passa. Profond avait remarqué qu'un homme plus jeune, qui semblait plus vif, n'avait rien bu et ne le quittait pas du regard, guettant ses moindres gestes suspects. Puis le moment de partir arriva. Un homme grand, dépassant Profond d'une bonne tête et demi, se leva et prit la parole.
« Silence, mes amis, silence, commença-t-il. Nous sommes nombreux ce soir, ainsi allons-nous nous séparer en deux groupes. Je m'occuperai du premier groupe pendant que toi, Thronir, prendras le second. » Le semblant de chef qui venait de prendre la parole se tourna vers Profond et dit : «  Toi le nouveau, tu viens avec moi. » Puis plus fort : « Ce soir, on nettoie les Six-Duchés ! » Un tonnerre de claquements de mains, de pieds, de voix hurlantes d'approbation jaillit. Profond n'allait pas pouvoir s'occuper du second groupe. Ainsi, pour pallier à son absence aux côtés du dénommé Thronir, il déclara : « Thronir, vous ne prenez pas de provisions ? » Le concerné sourit et acquiesca à la proposition, pourtant déjà éméché. Tournant le dos à l'assemblée, le jeune homme partit remplir des bouteilles, mêlant cette fois une plante plus agressive, qui allait décimer, d'ici quelques heures, ceux qui auraient touché à la boisson. Profond ne devait pas trainer. Mêlant à l'eau de vie des feuilles de Varta réduites en poudre, ainsi que des copeaux de Crève-Coeur, plantes mortelles, il s'apprêta à assassiner toute une population, ne laissant en vie que les femmes et les enfants. Les doses étaient réparties de manière à agir au compte-goute, chaque gorgée d'alcool rapprochant de l'heure fatale. Les odeurs des plantes étaient noyées dans l'alcool fort, et Profond n'avait pas mélangé les poisons. Parfois, selon le milieu dans lequel on les dilue, on atteint des effets inattendus, et l'assassin désirait être certain de son coup. Il avait agi rapidement et habilemement. Et lorsqu'il croisa le regard du jeune adulte qui le guettait depuis le début, il lui offrit un sourire. Profond enfouit les bouteilles dans un sac qu'il offrit à Thronir. Puis ils partirent en chasse.

Autour de lui, on pouvait entendre les vomissements de ses pseudos compagnons. Les uns après les autres, ils s'étaient défilés dans les buissons, violemment saisis de remontées gastriques. Profond les avait menés là où il avait passé la majeure partie de l'après midi. Il avait suspendu des cordes à une branche solide. Certaines se terminaient en un nœud coulant. L'endroit avait des airs de clairère : la roche formait un haut mur et décrivait un semblant d'arc de cercle, bloquant ainsi le passage vers le Nord-Ouest. Une dizaine de cordes étaient pendues ici, créant une atmosphère lugubre au possible, renforcée par la lumière argentée de la lune.
Profond devait rassemblait les hommes et réussir à les accrocher. Alors qu'il se dirigeait vers les vomissements les plus proches, il fut interrompu par un bruit anormal de branche brisée. L'assassin tourna la tête et découvrit, dans la pénombre, le jeune homme qui l'avait tenu à l'oeil. « Je le savais ! » déclara-t-il avant de se ruer vers Profond, épée en main. Ce dernier évita avec adresse les assauts échevelés du garçon, puis dégaîna son poignard. Il se mit en position de garde, pointe vers le sol, bras et jambes pliés, bien fixé sur ses appuis. Il se mouvait en même temps que son adversaire qui semblait novice bien que loin d'être ignorant en la matière. Une tension se créait entre eux, qui allait amener l'un ou l'autre à attaquer. Loin de céder, Profond patienta, prêt à bondir comme un chat. Il n'allait pas user de sa force. Le garçon tenta une feinte que l'assassin dédaigna ; sans autre politesse, ce dernier lui envoya le manche de son poignard dans le visage ; il lui saisit le cou pour propulser son genou dans son estomac. Le souffle coupé, la tête qui tournait, son adversaire était à genoux. Profond l'étrangla du creux du coude puis le relâcha, inconscient.

Au centre de la clairière, éclairé et réchauffé par un feu, se tenait l'assassin d'une nuit. Il ne se cachait pas. Il tenait même à ce que ses victimes connussent leur bourreau. Un tas de cadavres -tous ne pouvant être attachés et surveillés, Profond avait éliminé le surplus- reposait derrière le feu. Aux pieds du jeune homme patientant se tenait le plus intelligent des chasseurs présents autour du feu ; le plus jeune également. Celui-ci avait su se méfier d'un nouvel arrivant et percevoir le piège. Il n'avait pas touché à la boisson et avait même osé s'opposer à l'assassin. Mais le mal était fait. Il n'était pourtant qu'un enfant. Profond allait s'éprendre de compassion pour lui alors qu'il devait s'en débarasser.
Les lamentations des suspendus tirèrent le jeune homme de ses songes. Ainsi ils se réveillaient. Quelques instants plus tard, tous avaient les yeux ouverts.
« Vous souvenez-vous de moi ? » questionna haut et fort le jeune tueur. « Vous avez assassiné mes parents et détruit mon enfance. Souvenez-vous, je suis un Sang-d'Argent ! » Ils ouvrirent grand les yeux, du moins autant qu'ils le pouvaient dans leur position : bouffis d'alcool et de poisons, suspendus par les pieds pour certains. L'un deux ricana, les yeux mauvais. « Je me suis chargé moi-même de découper tes parents, mon garçon. Ta mère a hurlé comme une chienne quand je l'ai déshabillée. » Il rit de plus belle. Au fond, Profond fut gravement touché. En apparence, il arbora un sourire inquiétant et se dirigea vers le gras chasseur qui avait insulté son nom. La dignité m'empêche de raconter ce que notre assassin lui fit subir, mais je peux seulement vous dire que, quand bien même il s'en serait sorti, il n'aurait jamais plus pu avoir d'enfants. Son agonie fut longue et froide, nu comme un vers et suspendu par les chevilles. Il fut le premier sur la longue liste. La clairière fut une réelle boucherie. Certains furent brûlés vifs, d'autres amputés de membres avant d'être achevés par une quelconque manière peu expéditive. L'imagination du jeune homme s'enflamma cette nuit là. Toutes les souffrances infligées à ses parents : aux vifiers en général, furent payées en cet endroit. Lassé des souffrances infligées, Profond estima que suffisamment de tripes étaient tombées au sol. Ils avaient perdu espoir de survie, et la souffrance leur était égale. Il offrit une mort rapide aux derniers. Alors qu'arriva le dernier homme en vie, Profond eut une pensée, qu'il mit de côté. Son esprit était encore fermé aux souffrances qu'il avait sous les yeux, qu'il avait lui-même créées. Il avait réussi à faire de son esprit une forteresse, un bastion pour ne pas céder à son devoir. Il devait venger ses parents et tous les vifiers morts dans d'atroces souffrances : il devait faire de cette clairère un exemple. S'il avait gardé une véritable conscience des ses actes, il n'aurait pas pu terminer son travail. Lorsqu'il posa sa lame sur la trachée du dernier chasseur, il hésita un instant. Cet instant sembla durer une éternité pour le chasseur, qui fermait les yeux. Il les rouvrit au bruit de la lame rengaînée. Son yeux bleus, gonflés de larmes, questionnèrent Profond. Celui-ci lui sourit tristement. « Il faut bien un survivant pour créer la légende. » De la lame du couteau, il trancha la corde, puis assoma le chasseur. Les premiers rayons de soleil firent leur apparition. C'est ce moment que choisit l'adolescent pour se réveiller. Profond ne lui laissa pas entrevoir le spectacle : il s'interposa entre le garçon et le bain de sang.
« Qu'est-ce que... », commença le garçon, puis il se remémora les évènements. Il semblait absent, tant dans son regard que dans sa voix. « Alors vous avez... 
-Oui, c'est terminé. »

Le garçon acquiesca, puis referma les yeux un instant. Il les rouvrit. « Vous allez me tuer ? » questionna-t-il. Il ne prit pas la peine d'attendre une réponse. « Emmenez-moi avec vous. J'en ai plus qu'assez de ces meurtres de vifiers. Ils ont tué mes parents et m'ont ''recueilli'' en pensant que j'étais prisonnier. »
Le garçon avait vécu la même chose que Profond, bien que plus jeune encore, victime de la stupidité de ces meurtriers. Il avait dû assister aux exécutions de ses confrères tout en sentant l'appel du vif. L'adolescent lui décrit ensuite comment ils l'avaient éduqué : répugner le vif, le mépriser. « J'ai pourtant moi-même le vif ! Comment puis-je m'empêcher de le posséder ? Je veux juste une vie normale, être apprenti chez un artisan, puis avoir une femme et des enfants... 
-Je peux t'offrir tout ça. Je peux même t'aider à écarter le vif de ta vie, ou t'apprendre à le contrôler.
-C'est possible ? Vraiment ?
-Écoute moi attentivement. J'ai quelques projets pour l'avenir, et tu pourrais très bien profiter des bénéfices. »

Ainsi se conclut la vengeance de Profond, qui, depuis lors, se nomme Sombre. L'acte qu'il commit cette nuit là est purement inhumain, et l'a donc profondément enfoui dans son être, au-delà même de sa barrière au vif. Puis, il est reparti vers le village, a profité de l'absence des hommes pour prendre une partie des richesses appartenant à ceux morts durant cette atroce nuit ; richesses qu'il plaça dans le coffret vide du fond de son sac, prévu depuis son départ. Il laissa derrière lui nombre de veuves et d'enfants seuls, mais ainsi devait s'achever cette histoire. L'avertissement était lancé, et désormais il traquerait les tueurs de vifiers, amateurs de violence gratuite. Pas comme cette nuit, où il avait tué tout le monde, mais il choisirait une cible, le meneur, pour calmer la foule.

Il rentra chez son oncle, où il rassembla ses affaires, fit ses adieux et partit pour Castelcerf avec des fonds généreux pour ses débuts. Il s'installa ainsi confortablement, et se lança dans le métier de tisserand. Son style sobre et classieux plut à bon nombre de gens qui désiraient attirer l'oeil sans ressembler à des paons. Il acquit une certaine notoriété et partit s'installer dans un quartier un peu plus aisé de Bourg-de-Castelcerf. Il envoya pendant cinq ans le garçon qu'il avait accueilli se former à la garde du château, pour qu'il lui serve d'allié, compagnon et garde du corps. Désormais adulte, il l'aida dans les achats de fournitures, les transactions et autres affaires quotidiennes. Le garçon, dénommé Will, aida Sombre à s'entrainer à l'épée, bien que celui-ci préférât les lames courtes. Les deux hommes, très proches, devraient se considérer comme associés en raison de leur âge au final assez rapproché, mais le fait que Sombre se soit longtemps considéré comme son aîné a faussé ce rapport. Will sera toujours le « mon garçon » de Sombre.


Si la fin de ce récit sonne comme un achèvement, sachez qu'il n'en est rien : il s'agit d'un commencement.




Divers :

L'atelier et habitation de Sombre renferme aujourd'hui de nombreux secrets, et derrière l'homme simple d'apparence se cache une longue histoire tortueuse.

Sombre n'entendit plus jamais parler de Thronir et ses hommes.

Sombre continue de se servir des plantes dans ses occupations non officielles. Il utilise parfois même des aiguilles imbibées de poison en tant qu'arme.

Croyez le ou non, Sombre a de très bons rapports avec les animaux. Chez lui vivent plusieurs chats : il admire ces félins.

Will a finalement opté pour maîtriser le vif. Sombre lui a dispensé un enseignement, aussi complet que possible.




Derrière l'écran !

Pseudo : Heu... Sombre Sang-d'Argent, nan ?
Comment avez-vous découvert le forum ? Je l'ai cherché, et je l'ai trouvé.
Un avis, des questions ? Il y a eu beaucoup de travail pour la mise en place de ce forum. En tout cas on dirait. Je suis admiratif des fondateurs/trices et administrateurs/trices.
Multicomptes : -
Partant pour un défi rp ? I'm ready to rock !






Dernière édition par Sombre Sang-d'Argent le Lun 22 Avr - 22:00, édité 23 fois
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Mer 10 Avr - 14:26

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Un autre bourgeois, il va y avoir des contents ! :123: Pour ma part, je surveille de près ce genre d'individus roturiers arrachant une parcelle de pouvoir à la véritable élite. Bienvenue ! :987:
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Mer 10 Avr - 17:36

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Bienvenue à toi! J'aime bien ton perso qui se rapproche beaucoup de ceux de la série originale par sa simplicité, enfin on a pas encore vu le bric à brac^^
Bonne chance pour finir ta fiche!

PS: Euh en ce qui concerne la magie, même si tu n'utilises/contrôles pas le Vif tu dois quand même mettre des points de Magie dans tes stats (Vigueur si tu m'entends x). Mais je suis sur que le staff te précisera ça plus en détail!
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Mer 10 Avr - 19:31

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Ouais, vive les bourgeois \o/

Bienvenu !

J'adore ton avatar Smile
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Mer 10 Avr - 20:09

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Sois le bienvenu Sombre ! :drum:

Les bourgeois envahissent le forum Wink Nickel !

Bon courage pour terminer cette fiche déjà bien avancée Wink
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Mer 10 Avr - 21:24

Sombre Sang-d'Argent

Bourgeois de Cerf

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Merci à tous pour l'accueil. Concernant la magie, le problème c'est que ça fausse les stats, et faut dépenser 8 points je crois, c'est quand même pas rien. Et je détaillerai les rapports de Sombre avec la magie dans le bric-à-brac.


Sombre, c'est ça :

Spoiler:
 





Pareil à l'animal traqué, fier et stoïque,
qui affronte jusqu'au bout avec impassibilité et grandeur
les épreuves de la souffrance et de la mort,
l'être humain digne de ce nom est celui qui sait sauvegarder sa liberté et sa dignité au prix du sacrifice suprême.
J'aime ceux qui se résignent sans gémir et portent bien leur fardeau.
Le symbole du loup, harcelé par la troupe des chasseurs et la meute des chiens déchaînés,
lui permet l'une des plus explicites illustrations de sa propre condition.
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Mer 10 Avr - 22:05

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BOURGEOIIIIIIIS EN FORCE. /BUS/
Non mais c'est. Cool. \o/ Bienvenue à toi ! :dance:
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Sam 13 Avr - 14:17

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Comme le disait un vieux con, les Bourgeois c'est comme les cochons. :mr.green:
Ceci dit, bienvenue parmi nous ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Lun 15 Avr - 23:59

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Ah mais que je suis à la bourre moi!!! >.<

:helloo: et bienvenue à toi Sombre :rainbow:

Pour ce que j'ai pu lire, ton perso promet d'être vraiment sympa et je pense que tu ne manquera pas de crouler sous les rp sous peu :fan:

J'attends de lire la fin de ton bric à brac pour me prononcer sur les stats concernant la magie. Si tu te ferme au Vif mais que tu as un don latent, effectivement, tu peux laisser à 2 mais si en plus tu possède l'Art (que tu devras judicieusement justifier) il faudra sans doute réviser cette notation (si ça peut t'orienter pour la suite de ton histoire :facepalm: )

En tous cas, pour le reste, l'ensemble me parait équilibré et j'attends la suite avec impatience.

Bon courage pour la suite et à bientôt!

:wtf:
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Ven 19 Avr - 22:31

Sombre Sang-d'Argent

Bourgeois de Cerf

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Voilà ! Je pense en avoir terminé avec ma fiche. J'ai tout relu (ça m'a pris une plombe, j'espère ne rien avoir oublié). J'espère également avoir respecté toutes les règles, notamment en rapport avec la magie, les compétences, tout ça tout ça. Et encore une fois merci à tous pour l'accueil et les conseils. N'hésitez pas à me dire si quelque chose ne va pas.

Ah, et désolé si l'histoire vous semble un peu niaise ou mal écrite, j'ai fait les deux tiers en une après-midi.


Sombre, c'est ça :

Spoiler:
 





Pareil à l'animal traqué, fier et stoïque,
qui affronte jusqu'au bout avec impassibilité et grandeur
les épreuves de la souffrance et de la mort,
l'être humain digne de ce nom est celui qui sait sauvegarder sa liberté et sa dignité au prix du sacrifice suprême.
J'aime ceux qui se résignent sans gémir et portent bien leur fardeau.
Le symbole du loup, harcelé par la troupe des chasseurs et la meute des chiens déchaînés,
lui permet l'une des plus explicites illustrations de sa propre condition.
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Lun 22 Avr - 10:15

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Bah moi j'ai bien aimé ton histoire, je ne la trouve nullement niaise, au contraire !

Bienvenue sur nos duchés préférés ! :yeah:
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Lun 22 Avr - 12:48

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:fan:

Comment te dire.... J'ADORE TON HISTOIRE. Rien de niais bien au contraire, tres bien écrite et prenante.

Par contre, tout me semble très bon mais aurais-tu changé tes stats ou étais-je à côté de mes pompes la dernières fois que je les ai vu? Dans tous les cas, l'endurance et la force son définitivement trop basse pour un homme en pleine possession de ses moyens et un peu entraîné.

Je te conseille de les monter au moins jusqu'à 7 sachant que la moyenne est de 8. Je ne pourrais pas te les valider sans ça. Pour le reste des stats c'est très bien. Peut être que tu peux équilibrer en piquant des points en charisme, perception et intelligence sans toucher à la précision, extrêmement utile dans le cas de Sombre. A voir.

Je te laisse corriger tout ça mais ce sera un plaisir de te valider ensuite Smile

Et je pense que ma petite Orage te passera commande sous peu XD
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Lun 22 Avr - 14:51

Sombre Sang-d'Argent

Bourgeois de Cerf

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Voilà, j'ai modifié tout ça. M'enfin c'est dommage, ça en fait un mec moyen du coup. J'aurais quand même préféré jouer sur l'intelligence et le charisme que sur la force, mais tant pis. J'améliorerai mes stats avec les défis, votes et tout ça. J'ai lu que c'était possible.

Sinon merci pour les compliments à propos de l'hisoire, ça fait vraiment plaisir. Et Orage, ce sera avec plaisir que j'honorerai ces commandes I love you
(rapport aux stats, j'avais complètement anihilé la magie, mais concrètement c'pas possible, donc j'ai pioché dans la force et l'endurance)


Sombre, c'est ça :

Spoiler:
 





Pareil à l'animal traqué, fier et stoïque,
qui affronte jusqu'au bout avec impassibilité et grandeur
les épreuves de la souffrance et de la mort,
l'être humain digne de ce nom est celui qui sait sauvegarder sa liberté et sa dignité au prix du sacrifice suprême.
J'aime ceux qui se résignent sans gémir et portent bien leur fardeau.
Le symbole du loup, harcelé par la troupe des chasseurs et la meute des chiens déchaînés,
lui permet l'une des plus explicites illustrations de sa propre condition.
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Lun 22 Avr - 22:31

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Tout me semble bon désormais alors c'est trés sobrement (rigolez pas) que je te souhaite officielement la bienvenue et que je te valide!! :rainbow:


Avec le défi et le début de la traque, tu vas vite pouvoir augmenter les stats qui t'intéressent Smile

Je viens juste de rentrer du taff alors, tu es validé, tu peux commencer à jouer mais je te mettrais tes stats, ton groupe et ton rang dans une heure ou deux.

Quelau'un passera sous peu te donner ton défi RP!

A bientôt in RP :wtf:
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Mar 23 Avr - 14:39

Courage Hardod

Noble de Rippon
Baron de Forbaie

Noble de RipponBaron de Forbaie
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Bonjour bonjour,


belle fiche que voici ! Personnage intéressant qui défend les vifiers à sa manière !


Pour ton défi rp, je te propose ceci :


Après une enquête de cinq ans, un homme est en mesure de prouver que tu es l'instigateur du massacre d'hommes de ton village natal. Il en appelle à la justice du Roi et obtient un procès.

La longueur, le lieu et la temporalité sont libres, et le défi n'a pas d'impact sur le reste. C'est-à-dire que tu peux raconter ce qui te chante, même si ça n'a rien à voir avec la suite de ton histoire. Tu peux également faire intervenir autant de PNJs que tu le souhaites.

Si le sujet ne t'inspire pas, préviens-moi et je t'en donnerai un autre. Bonne chance ! :naruto:






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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Mar 23 Avr - 16:48

Sombre Sang-d'Argent

Bourgeois de Cerf

Bourgeois de Cerf
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Quelques petites questions avant de m'y mettre.
Est-ce que je réponds ici ? ou est-ce que je crée un sujet spécial ?
Et aussi, l'enquête de cinq ans... à compter du massacre (ce qui fait que mon perso est tel qu'il est sur le forum actuellement, 26 ans, tisserand avec Will comme allié... ) ?


Sombre, c'est ça :

Spoiler:
 





Pareil à l'animal traqué, fier et stoïque,
qui affronte jusqu'au bout avec impassibilité et grandeur
les épreuves de la souffrance et de la mort,
l'être humain digne de ce nom est celui qui sait sauvegarder sa liberté et sa dignité au prix du sacrifice suprême.
J'aime ceux qui se résignent sans gémir et portent bien leur fardeau.
Le symbole du loup, harcelé par la troupe des chasseurs et la meute des chiens déchaînés,
lui permet l'une des plus explicites illustrations de sa propre condition.
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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Mar 23 Avr - 16:59

Courage Hardod

Noble de Rippon
Baron de Forbaie

Noble de RipponBaron de Forbaie
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Tu réponds ici pour le défi rp ! Pas besoin de faire un sujet spécial ! Et oui, ton perso est comme il apparaît sur le forum, cinq ans après les faits et avec Will comme allié.






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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Mar 23 Avr - 22:45

Sombre Sang-d'Argent

Bourgeois de Cerf

Bourgeois de Cerf
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Défi RP


Les geôles du château étaient froides et humides. Aucune position ne lui seyait, assis ou allongé. Il décida donc de rester debout, sans pour autant faire les cent pas. Il suffisait simplement que le garde se décide à boire son vin, et il gagnerait sa liberté.

La journée avait pourtant bien commencé : un seigneur de moindre importance avait pris commande pour toute sa famille et avait choisi un ensemble de choix -Sombre se retrouvait donc avec quatre commandes pour un enterrement, et une bourse d'or clinquant au rendez-vous ; une vieille femme désirant faire un cadeau à ses petits-enfants avait également pris commande. Une bonne partie de la semaine était déjà occupée. Sombre envoya donc Will chercher diverses fournitures : des peaux, de la laine et autres teintures, mais aussi, et surtout, régler la commande de tissus de Terrilville. Une pareille étoffe valait une fortune, mais les possibilités de travaux artistiques sur le tissu s'en retrouvaient décuplées. A condition de le vendre à la bonne personne, l'achat était rentable. Ainsi, le tailleur pouvait commencer son œuvre, certain de recevoir un excellent salaire avant la fin du mois. Pourtant, la journée fut plus riche que prévue en surprise. Non seulement il reçut une autre visite, mais quelle visite ! Trois gardes, pique ou hallebarde sorties, entrèrent dans le havre de tranquilité qu'était l'atelier de Sombre. « Puis-je vous aider ? » Avait questionné Sombre, le plus calmement du monde. Le contrôle de soi était une vertu cardinale de Sombre, et il entrevit un éclair d'incertitude traverser le regard des hommes d'armes frappés du blason de Cerf. « Nous avons un mandat d'arrêt, Sombre Sang-d'Argent » commença le plus imposant des trois. Il récitait un texte et semblait hésiter. Le tisserand répondit simplement : « Et de quoi suis-je accusé, mon ami ? 
-Je... heu... de... Vous êtes l'auteur du massacre de la clairière Cervienne. » déclara-t-il enfin, de plus en plus mal à l'aise. Il ajouta, en se resaisissant : « Vous serez mis en cellule jusqu'à votre procès. »
Sombre acquiesca et fit un pas vers le défenseur de la paix. Celui-ci ne recula ni ne vacilla, mais son regard regarda les tapis jouant sur des nuances de gris et de noir. « Je ne suis pas certain de saisir la raison de mon arrestation, mais je vous suivrai sans faire d'histoire. Permettez moi seulement de laisser un mot à mon associé. »
Plus tard, dans lesdites cellules, Sombre attendait la visite de Will. Il espérait de tout son cœur que celui-ci ait saisi le message dans son intégralité, mais il lui faisait confiance ; ce garçon, préférant manier l'épée plutôt que les mots, n'était absolument pas stupide, et il assistait souvent Sombre dans ses manipulations alchimiques. Les derniers rayons de soleil s'étaient enfuis lorsque la porte s'ouvrit pour laisser place à l'homme de main du tisserand. Le garde se leva en un instant, plus rapide que semblait l'indiquer sa carrure, et questionna : « Qui êtes-vous ? Pour qui venez-vous ? »
Will l'observa comme si un fou venait de lui adresser la parole. Son attitude donnait l'impression qu'il avait parfaitement le droit de rendre visite à celui qu'il considérait comme son maître. Dans sa main, il tenait une bouteille de vin de qualité bien supérieure à celle que les gardes consommaient de coutume. Il ne la cachait pas, et lorsque le geôlier posa le regard dessus, il s'ébouillanta.
« Qu'est-ce que cela ? Vous ne pouvez rien donner aux prisonniers, et je vous le répète, pour qui venez-vous ? »
Will daigna alors lui répondre, son sang froid contrastant avec la rage d'un garde resté trop longtemps assis sans rien faire. « Je suis ici pour mon maître, Sombre Sang-d'Argent, tailleur de Bourg-de-Castelcerf. » Le garçon avait manifestement pris exemple sur Sombre, et le calme qui se dégageait de lui apaisa un instant le Cervien posté aux prisons. « Tu peux y aller, petit, mais je dois garder la bouteille, désolé. » conclut-il en se rasseyant et en prenant ladite bouteille des mains de Will. Ce dernier fit une moue attristée, puis se dirigea vers la cellule reculée de son maître. Celui-ci était seul et isolé des lamentations des autres prisonniers. Ce pour quoi il était enfermé ici effrayait les autorités : la populace ne croyait pas en ce massacre, et lorsque le mandataire avait pris connaissance de ses ordres, les bruits de couloirs, les ragots de tavernes, tous les ''on dit'' prenaient forme. Ainsi, il était attaché et enfermé loin des autres criminels de moindre importances. L'attention que l'on lui portait n'était pas désirée. Les questions lui tourmentaient l'esprit. Qui ? Et comment ? Quelqu'un aurait donc survécu et l'aurait dénoncé. Mais comment ? Quelles preuves ? Peut-être des témoignages. Et, dans le doute, le roi n'allait pas laisser un dangeureux malade mental arpenter ses rues et cotoyer la noblesse. Ses interrogations furent interrompues par l'arrivée de son associé. Le sourire qu'il arborait démontrait la pleine réussite de son plan.
« De la racine de vaneur ? » demanda Sombre en hâte. Will acquiesca. S'ensuivit une rapide conversation sur les dosages, la façon de préparer son coup et la suite des événement. Will partit sur orde du geôlier, et Sombre patienta. Il suffisait simplement que le garde se décide à boire son vin, et il gagnerait sa liberté. Suite à des minutes qui semblèrent des heures à Sombres, il se décida. Il jeta quelques regards fugitifs, guetta un éventuel bruit suspect et, se jugeant en sécurité, débouchonna la bouteille. Dix minutes plus tard, il s'effondrait pour un nycthémère de sommeil. Il se réveillerait le lendemain, lorsque le soleil se serait couché. C'est alors que Will, qui ne s'était jamais éloigné, pénétra une nouvelle fois dans la longue pièce froide. Il fouilla le garde, puis vint à la cellule de Sombre. Il ouvrit la porte barrée de fer et libéra le présumé assassin de ses chaînes. Il repartirent ensemble, en emportant la bouteille de vin qu'ils refermèrent. Will en éclaireur, ils sortirent du château. Les vêtements respectifs de nos deux personnages leur permettaient de passer parfaitement inaperçu. Dans le style sobre mais élégant de certains nobles ou seigneurs, Sombre se fondait dans la masse, son page vêtu simplement à ses côtés. Nous reparlerons des vêtements de l'associé de Sombre une autre fois, mais sachez que jamais il ne l'a considéré comme inférieur à lui-même. Ses atours ont été soigneusement séléctionnés de manière à créer un parfait ensemble, et à procurer les émotions voulues en temps voulu. Ainsi sortirent-ils du château. Le capuchon rabattu si bien pour protéger du froid et des rafales de vent que pour dissimuler son visage à un quelconque badaud ou garde qui pourrait le reconnaître. L'affaire n'avait pour le moment pas été concrètement menée devant le roi, et par conséquent personne n'en parlait.

Une poignée de minutes s'écoula avant d'arriver au bâtiment saisi par la garde Cervienne le matin même. Au grand soulagement de Sombre, aucun garde n'y avait été placé en faction. Il ne tuerait peut-être personne, ce soir. Ils rentrèrent par précaution par la cave, dont l'entrée était dissimulée et vérouillée. Pour y accéder ils passèrent par le portillon du jardin, et ils déplacèrent des sacs de feuilles mortes pour en dégager l'accès. Sombre fit pivoter une pierre et y trouva comme prévu le double de la clé de ladite cave. Une fois à l'intérieur, ils remontèrent telles des ombres au rez-de-chaussée. Le feu était allumé, et quelqu'un lui tournait le dos dans le confortable fauteuil qu'il occupait habituellement. Il se trouvait alors dans la partie habitable du bâtiment ; la partie atelier se situait à l'avant. Cela impliquait que la propriété de Sombre était plus large et plus profonde qu'elle ne le laissait penser.
Les deux ombres s'écartèrent, se dirigeant chacun d'un côté de l'intrus. Sur la petite table basse ronde à côté du fauteuil reposait une bouteille de vin ouverte ainsi qu'une tourte à demi-consommée. La personne dans le fauteuil dormait : la respiration régulière et le léger ronflement résonnant dans la pièce l'indiquait. Sombre, fidèle à son nom, resta dans l'obscurité et contourna l'homme endormi, qu'il observa, une fois en face. Le choc fut profond. Comme on reçoit un coup de poing à l'estomac, comme on abuse de l'alcool, comme on emploie l'Art à excès, comme on chute d'une chaise en étant persuadé d'être en équilibre. Ses sens furent bouleversé, et la blessure barricadée en son cœur jaillit violemment à la surface. Il ploya un genou, refusant de laisser son ancienne existence l'assaillir si facilement. Thronir. L'homme dormant dans son fauteuil était Thronir. Non seulement il occupait sa demeure, son foyer, mais en plus il buvait son vin et sa nourriture. Pourtant cela n'était rien. Rien comparé au fait de l'avoir traqué en dépit de l'avertissement qu'il avait lancé. Rien comparé au fait qu'il l'avait dénoncé et avait obtenu l'arrestation.
Sombre se redressa, et, toujours aussi discret, s'avanca vers Thronir.

Thronir se débattait et tentait de parler. Ses solides liens et son bâillon l'en empêchaient, à son grand dam. Lorsque Sombre posa sur la table trois fioles dont le contenu était douteux, ainsi qu'une dague effilée, il cessa de bouger. Et Sombre de déclarer, si calme que cela en devenait terrifiant : « Je vais retirer ton bâillon, vieil ami. Si tu essaies une seule fois d'appeler la garde... » Sombre hésita un instant, puis reprit, souriant. « Pour commencer elle ne t'entendrait pas, mais en plus je te couperais la langue. Est-ce clair ? »
La question fut sans appel pour Thronir, qui s'empressa d'acquiscer, luisant de transpiration et les yeux affolés. « Bien. » Sombre tint sa promesse. Et, le bâillon détaché, aucun bruit ne s'échappa de la pièce. Une fois encore : « Bien. » Thronir ne put garder le silence plus longtemps, tant la tension suintait des pores de sa peau. « Que... qu'allez-vous... pitié... » implora-t-il. Sombre lui sourit. « Tu vas écrire une lettre au roi. Tu vas expliquer que ton choix était injustifié, et que tu te bases sur des suppositions infondées. Tu cherchais en réalité mon père, que vous avez tenté de tuer il y a dix ans. Il est revenu il y a cinq ans tuer tous les chasseurs de vifiers du village. Lorsque ma mère a pris connaissance de la possession de mon père du vif, elle l'a quitté. Je ne suis pas né de mon père car mon ''père'', qui possède le vif, est arrivé alors que j'avais quatre ans, mon géniteur étant mort lors d'une de vos traques aux vifiers, terrassé par un loup, compagnon de vif de votre cible. C'est pourquoi, lorsque tu es venu ici, tu as cherché un « Sang-d'Argent » sans préciser que tu cherchais Intense, mon père. »
Par cette déclaration, Sombre se mettait hors de tout ennui. Nul ne pouvait le soupçonner de posséder le vif, puisqu'il faisait, d'après la lettre, partie d'une famille répugnant cette terrible magie ; et si son père le possédait, il ne s'agissait pas de son géniteur, et nul transmission de pouvoirs n'avait eu lieu. Sombre ajouta : « Ma mère est morte en même temps que les chasseurs. Mon père, lorsqu'il est revenu pour tuer les chasseurs, a empoisonné la boisson, et ma mère, par inadvertance, en a consommé. »

Sombre dut s'y reprendre à plusieurs fois avant que la lettre soit achevée, parfaitement en forme. D'une part, il fut surpris que Thronir sache écrire, et d'autre part, il fut encore plus surpris que celui-ci ne tente pas de s'échapper. Il était un solide gaillard, et l'emporterait à la lutte, pourtant le traumatisme, à la manière de celui de Sombre, agissait sûrement à sa place. Pendant l'acte, Will ne se montra pas, afin d'éviter que le rescapé ne le reconnaisse et pense avoir en sa possession une nouvelle preuve à soumettre à la garde, en défaveur de l'assassin. Lorsqu'il eut terminé d'écrire, Sombre demanda : « Combien au village sont au courant de ton entreprise ? Combien en as-tu convaincu ? 
-Tout le monde est meurtri par ce que tu... ce que ton père a fait, répondit-il sous l'oeil attentif de Sombre. Peu m'ont cru lorsque je leur ai dit qu'il s'agissait de toi. Je leur ai dit que je partais à ta recherche, et que j'allais te le faire payer.
-Ainsi, tu leur diras que tu ne m'as pas trouvé. Que tu t'es trompé de personne. Le fils Sang-d'Argent vit bien à Castelcerf, mais ce n'est pas lui qui a commis ces actes. Aux yeux de ton peuple, je dois être un enfant privé de ses parents. Compris ? »
Perdu, le concerné acquiesca. Avant de partir, Sombre déclara, les yeux rivés dans ceux de Thronir : « Je ne veux plus jamais te voir, Thronir. Si j'entends de nouveau parler de toi, je reviens terminer le travail. »

Une fois dans la ruelle venteuse et froide, Sombre et Will prirent la direction du château. Avant de parvenir aux remparts, ils vidèrent la bouteille de vin aromatisée à la racine de Vanneur, puis pénétrèrent en l'enceinte dans la forteresse. Ils arpentèrent les couloirs jusqu'aux geôles, où ils trouvèrent le garde endormi. Il posèrent la bouteille sur la table, renversée à la manière de quelqu'un qui aurait trop bu. Puis Will enferma Sombre dans sa cellule, lui repassant les fers.

Quelques jours plus tard Sombre fut libéré, et le garde puni de s'être saoulé. Il fut découvert en milieu de journée. De surcroit, la racine de vanneur parfaitement dosée le laissa incapable de faire quelque action de plus physique que de monter les escaliers pendant une demi-journée. L'affaire ne se poursuivit guère, car ''le barbu de l'autre jour est introuvable''. Les biens du tisserand lui furent restitués, avec une pièce ou deux en moins dans sa bourse. Thronir disparut définitivement, et il est fort probable qu'il soit parti du village même où il naquit. La crainte que Sombre lui inspirait n'avait nul égal.

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MessageSujet: Re: Sombre [finie]   Mer 24 Avr - 9:28

Courage Hardod

Noble de Rippon
Baron de Forbaie

Noble de RipponBaron de Forbaie
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Ploum ploum ploum

Quel personnage inquiétant, j'aime beaucoup ! Mis à part le côté : "les prisons du château sont des passoires et l'on y rentre ou sort comme on veut" j'ai vraiment bien aimé ! Maintenant c'est un défi rp, ce n'est pas un rp que tu fais dans la partie rp du forum donc il n'y a aucun changement à faire. Wink

Voici la répartition des points !

2 points de participation
2 points d'orthographe
2 points pour le style
2 points pour le contenu
2 points pour la longueur

Ce qui te fais 10 points à aller réclamer dans le sujet approprié !

Merci de ta participation !






***



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& &

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