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 L'art de la guerre

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MessageSujet: L'art de la guerre   Lun 15 Juil - 19:58

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L'Art de la Guerre


Dans un contexte médiéval, le Roi ne peut rendre justice dans l'entièreté de son royaume, et parfois ne peut contenter ses propres Ducs. Voila pourquoi il délègue la majorité de la justice à ses vassaux, et pourquoi bien souvent celà entraine des guerres.

Sommaire :
1. Maisons et Franches-Compagnies
2. Le droit d’ost
3. De l'honneur au combat
4. Le tournoi : Pour l’honneur et l’amour


1. Maisons et Franches-Compagnies


Les Maisons

Il s’agit d’un chevalier et de sa suite, sa famille, ses hommes d’armes, ses conseillers. Le chevalier est le vassal d’un baron, lui-même vassal d'un Duc ayant prêté allégance au Roi. Les Ducs et parfois les Barons sont issus des grandes maisons. Chaque Chevalier possède ses propres armoiries et met sa lance (compagnie) au service de son suzerain lorsque ce dernier fait appel à lui. Les couleurs de la maison sont celles de son chevalier, appelé capitaine. Le chevalier a des droits sur le sol (fief) et exerce des droits politiques : il peut rendre la justice sur ses terres et conseiller les puissants. Il peut gagner des titres et des terres et gravir l’échelle féodale. Il a le droit de faire bâtir un donjon et de participer à des tournois. Le chevalier et sa suite sont soumis au code de l’honneur.

Il est bon de noter que certains chevaliers préfèrent se dévouer entièrement au service de leur Seigneur en choisissant d'être un Chevalier sans terre.

Les franches compagnies

La franche compagnie rassemble souvent les combattants d’un même métier d’arme, qui se regroupent pour la bataille. Elle loue ses services au plus offrant, ou embrasse une cause. Chaque franche compagnie possède ses armoiries, il s’agit de celles de la compagnie et non de celles de son capitaine. Le capitaine d’une franche compagnie n’est pas obligatoirement de sang noble et ne se caractérise par aucun serment de vassalité. Il s’agit souvent d’un héros de bataille suffisamment reconnu que pour être suivi par ses hommes, ou d'un simple meneur de mercenaires.

Le capitaine d’une franche compagnie n’ayant pas la légitimité féodale du sang, il peut être remplacé par les soldats de sa compagnie lors d’une mutinerie. Un capitaine de franche compagnie n’a aucun droit sur le sol, ni aucun droit politique. Il ne peut pas non plus construire un donjon. Il arrive cependant qu’un de ces capitaines, qui se serait illustré sur le champ de bataille, puisse être adoubé chevalier par une Maison. Il gagne les droits d’un chevalier mais aussi ses devoirs, il devient vassal et sa compagnie perd son statut de “franche” (libre).

Le rassemblement d’hommes d’armes en compagnies franches mercenaires est soumis à autorisation.


2. Le droit d’ost


La justice par la guerre

La féodalité se base sur le principe de relations interpersonnelles, de contrats d’homme à homme, de vassal à suzerain liés par serment. Le droit féodal est d’abord celui du seigneur qui est autorisé à se faire justice par les armes s’il estime que le recours à l’autorité judiciaire (église, suzerain) reste pour lui sans effet. Quand un litige frappe deux maisons d’importance équivalente, elles peuvent soit s’en remettre à la justice de leur suzerain ou opter pour une guerre privée et donc la justice divine.

On distingue deux formes de guerre privée : La Vendetta, permise à chaque chevaliers en cas de meurtre, de graves blessures ou d’atteinte à l’honneur, et la Faida, qui peut prendre n’importe quel prétexte. Les seigneurs ont donc le droit de mener des guerres privées pour régler des litiges.

La faida est une sorte de procédure judiciaire ayant pour but de venger une injustice ou d’obliger, par la force et les menaces, un adversaire à reconnaître ses torts. Menée en général par une maison, parfois par une alliance de plusieurs seigneurs, motivée par un homicide, par des coups et blessures ou par une simple inimitié, elle recourt à l’homicide, aux destructions matérielles, à l’incendie, au vol, au pillage, à la prise de gage arbitraire. Ces querelles familiales, ces règlements de comptes ont de multiples motifs, mais au premier rang desquels arrive la possession de terres, principale source de richesse.

En cas de faida, le seigneur publie son ban de guerre et convoque ses vassaux (s’il en a) sous sa bannière et à son ost. Les hommes d’armes servent pour un temps fixe (de quarante à soixante jours). Le seigneur pourvoit sa troupe en armes, en munitions et en vivres. S’ils sont eux-mêmes chevaliers ou barons, ils emmènent avec eux leurs soldats. Quiconque désobéit devient félon et, comme tel, est privé de son fief. La victoire rend justice, et le vaincu doit se plier aux conditions du vainqueur.


3. De l'honneur au combat


Le monde vous regarde

Des ménestrels assistent presque toujours aux combats d'honneurs afin de relater le courage, la bravoure des combattants qui se distinguent.  Ils chantent et narrent également le comportement peu chevaleresque de certains...  Le regard des ménestrels est déterminant quand il s'agit de la renommée d'une maison ou d'une compagnie, bien que nombreuses sont celles qui payent des chansons en leur faveur. Cette réputation a bien entendu un impact sur la façon dont sont perçus les nobles pour être une révélation de leur personnalité.

Cette règle ne s'applique que plus rarements aux guerres contre les autres nations ne partageant pas les coutumes des six duchés, mais triompher sans honneur a toujours un arrière-goût de défaite...


Le Code de Bataille

Ce code ne s'applique bien entendu que principalement aux Chevaliers et autres Nobles. Cependant, lors d'une guerre d'honneur, il est bien vu de s'y tenir afin de ne pas affaiblir le royaume et s'attirer la colère du Roi.

  1. “Les hommes à terre, ne peuvent plus nous faire de mal” : Les blessés ne sont pas achevés.
  2. “Il n’y a pas de déshonneur à s’avouer vaincu” : Un homme qui met un genou à terre s’avoue vaincu. Il ne prendra plus part au combat et il est honorable de lui laisser la vie sauve.
  3. “Il n’y a pas de gloire à frapper un homme désarmé” : Un homme désarmé n’est pas une menace, il n’est pas bien vu de le frapper.
  4. “A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire” : Il n’est pas honorable de se battre et de vaincre à 10 contre 1. Une victoire dans une bataille équilibrée apporte la gloire. Cependant, lorsqu'il s'agit de Justice, les Seigneurs ont tendance à laisser cet aspect de coté...
  5. “Le défi des chevaliers” : Pendant la bataille, les chevaliers peuvent se lancer des défis et se battre en duel. Il s’agit d’une occasion de se distinguer et d’acquérir de la renommée. Il est de bon ton de choisir un adversaire à sa taille, car la gloire naît du danger. Les hommes d’arme ou autres mercenaires devront éviter d’interrompre ou de se mêler d’un duel de chevaliers, il s’agirait d’une grave insulte à l’encontre de ces derniers et Il n’est pas rare de voir deux chevaliers rompre temporairement le duel pour défaire ensemble un malotru qui s’est permis de s’en mêler...



4. Le tournoi : Pour l’honneur et l’amour


Le rôle du tournoi

Le tournoi est un moment important dans la vie d’une maison. Le tournoi est la célébration des vertus chevaleresques: la vaillance, le courage, l’honneur et l’amour. Il s’agit d’un moment de rencontre et de partage ou l’occasion est offerte aux chevaliers de prouver leur vaillance, d’amplifier leur renommée et de courtiser une gente dame. Accompagné d’une foire, le tournoi est une rencontre économique importante. Il constitue aussi un moment diplomatique essentiel pour nouer de nouvelles alliances, un moment artistique ou les ménestrels viennent chanter leurs derniers vers. Bref, un tournoi est une grande fête pour célébrer quelqu’événement exceptionnel. Un banquet le clôture généralement, les champions et leurs dames sont mis à l’honneur : on y rit, on y chante et on y danse.

Afin de garantir son prestige, chaque maison essaie, selon ses moyens, d’organiser annuellement un tournoi. Chaque famille, maison de noble lignage invitée à festoyer se doit d’amener un ou plusieurs participants au tournoi. Il est d’ailleurs très mal vu de venir ripailler sans combattant, amuseur et même présent à l’hôte.

L’organisation du tournoi

Hormis la quintaine, la joute et la bataille royale, la forme de défi la plus noble et courtoise laissait les Chevaliers croiser le fer au sein d’une zone, souvent sanctifiée, que l’on appelle la Lice. Ce type de joute à pied s’intitule « Tenir le pas » ou « Pas d’armes ». La spécificité de ce genre d’affrontement réside dans la dimension théâtrale et majestueuse des confrontations et dans leur organisation selon une réglementation et un protocole de défi précis.

Les protagonistes

Le hérault, souvent un champion ou un ancien combattant qui a gagné cet honneur, est chargé d’appeler le public et de présenter les combattants. Chaque maison peut avoir le sien et il y a souvent surenchère dans la manière de présenter ses combattants.

Le Roi d’armes, juge final (souvent l’hôte) est aidé dans l'arbitrage par un maréchal de lice qui veille au bon déroulement du combat,

Mais que serait un affrontement, simple brutalité du combat, sans la douceur et le rayonnement du Collège des dames ? Elles y tiennent un rôle de premier ordre. En effet, ce sont les seules habilitées à pouvoir arrêter un combat avant la fin si elles estiment que leur champion est en péril physique. Chaque champion qui désire tenir le Pas d’armes est accompagné par une Dame (Connue ou rencontrée le jour du tournoi). Les règles de courtoisie veulent que chaque combattant suive les désirs de sa Dame et, souvent, celle-ci le met à l’épreuve afin de tester l'amour (Courtois, bien entendu) du champion de son coeur. Pour symboliser ce lien, le combattant porte au bras les couleurs de la Dame pour laquelle il combat.

Déroulement du tournois

Après l’appel du public, les combattants sont appelés en Lice pour la présentation. Tout déplacement en Lice se fait en entrant par la gauche et dans le sens anti-horlogique, seuls les combattants défendant encore leurs couleurs pouvant être armés. Il prêtent le serment de respecter la terre (et donc le Seigneur) sur laquelle ils vont combattre, les règles de Chevalerie et, enfin, la Maréchalerie. Ensuite, les Dames entrent pour choisir leur Champion et leur remettent un foulard symbolisant leur couleurs. Puis tous sauf le Maréchal quittent la Lice et se préparent à la joute. Les hérauts annoncent enfin les titres de leur champion respectif.

Au signal du Maréchal, le combat débutera. Il s’agit généralement d’un combat au premier sang. Bien entendu, il est particulièrement déshonorant pour une famille d’avoir un Champion qui a tué en Lice, fut-ce par accident.

Par élimination directe, les combats s’enchaînent jusqu’à ce que chaque combattant ait affronté un adversaire. Puis on refait une présentation et ainsi de suite. Le vainqueur reçoit la distinction de “Champion” de sa maison, un titre prestigieux ! Cependant, un second combattant recevra les honneurs ce jour : le collège des Dames désignera son Champion à la fin de chaque tournoi. Souvent il s’agit du plus brave, du plus beau combattant, celui qui a peut être perdu, certes, mais avec panache. Il reçoit également le titre prestigieux de “Champion”.

Ces deux champions, ou le seul s’il y a lieu, sont invités à la table du seigneur pour le banquet. L’aura dont ils bénéficient rejaillira certainement sur leurs maisons et leurs frères d’arme.

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