AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La chevalerie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Message
MessageSujet: La chevalerie   Lun 15 Juil - 19:59

Invité
Invité
avatar

En savoir plus

La Chevalerie


La chevalerie est un art de vivre. Les écuyers, postulants chevaliers, servent leur seigneur et apprennent de lui l’art et les valeurs de la chevalerie. Il apprend le combat en lice, afin de pouvoir un jour se distinguer lors des tournois ; la poésie et les lettres afin d’être un brillant courtisan ; l’héraldique afin de pouvoir reconnaître les maisons des duchés ; l’art de la guerre, afin de pouvoir mener ses hommes au champ de bataille ; l'administration d'un domaine, pour le faire prospérer ; les vertus chevaleresques : Honneur, Fidélité, Prouesses, Générosité, Probité. Au combat, l’écuyer aide le chevalier à enfiler son armure et porte son bouclier.

Une fois qu’il s’est montré digne, l’écuyer est alors adoubé chevalier (Voir les Serments) en recevant ses armes de chevaliers (une épée longue et un bouclier). De ce fait, il contracte les droits et les devoirs des seigneurs (Voir Justice) et peut alors recevoir un fief dont il devient le seigneur. Il peut aussi devenir un chevalier sans terre, mettant ses talents au service de son suzerain. Exceptionnellement, le Roi ou un Duc, qui eux seuls ont cette prérogative, peuvent adouber chevalier un simple roturier qui aurait brillé par ses prouesses ou ses vertus.

Dans la pratique, les vertus chevaleresques sont relatives et rares sont les chevaliers qui les suivent fidèlement. La plupart en font une libre interprétation et certains n’en ont cure.


Sommaire :
1. L'apprentissage du chevalier
2. Le rite d’adoubement
3. Les chevaliers errants
4. Le serment du chevalier


1. L'apprentissage du chevalier


La voie vers l'adoubement

Le chemin vers le titre de chevalier est long et exigeant. Il débute généralement tôt, vers l’âge de sept ans, par l’entrée au service d’une Maison en tant que page. Cette Maison est parfois située loin de la famille du jeune garçon et le choix du lieu de formation est un geste profondément politique : il exprime la confiance et le respect qu’une famille éprouve pour une autre. Le rôle du page est alors essentiellement de servir et d’écouter discrètement. Il réalise de menue tâches pour le compte du maître de la maison mais surtout de son épouse : Servir de messager, d’échanson aux banquets, de palefrenier... Cette période sert également de formation puisque le jeune garçon découvre ce qui fait la vie d’un noble et reçoit une instruction de base et une initiation à la chasse. La châtelaine joue généralement un rôle très important dans l’éducation morale, intellectuelle et civile du jeune page.

Aux alentours de quatorze ans, la coutume veut que le page devienne écuyer. Il change alors parfois de lieu de résidence. En effet, l’écuyer entre alors officiellement au service d’un autre chevalier, son parrain. Celui-ci jouit dès lors d’une autorité en tout point équivalente à celle du père du garçon. Le parrain ne fait pas toujours partie de la Maison où le candidat fut page car il est en effet bien vu de "voir du pays". C’est durant le service comme écuyer que l’essentiel de la formation aux armes est effectuée. Le futur chevalier doit apprendre à maîtriser une grande diversité d’objets de mort, dont le destrier fait partie. Cette éducation martiale se double d’une instruction religieuse et littéraire plus ou moins développée selon les cas. Le chevalier est avant tout un guerrier mais il est évident que les familles d’importance ne négligent pas les aspects plus intellectuels. Le parcours de l’écuyer est aussi un parcours moral. Son parrain est ainsi censé lui inculquer les valeurs de la chevalerie : bravoure, fidélité, respect de la courtoisie, sens de l’honneur, audace... Être chevalier n’est pas une mince affaire. Ainsi, tous ne parviennent pas au terme de cette formation exigeante. Une partie des hommes-liges demeurent de simples hommes d’armes ou de simples serviteurs sans jamais recevoir le titre de chevalier. Sans que cela ne soit perçu comme réellement infamant, cela peut difficilement être conçu autrement que comme un échec par le candidat et sa famille.

Aux alentours de sa vingt-et-unième année (parfois avant, souvent plus tard), son parrain peut alors décider de le présenter à l’adoubement. Il s’agit d’un geste hautement symbolique : cela signifie que le maître estime son écuyer capable de se montrer digne de son rang et de ne pas nuire à l’honneur de sa famille, de son seigneur et de son parrain. Inutile de dire que la décision n’est pas prise à la légère. La cérémonie d’adoubement se double presque toujours d’une cérémonie d’hommage et parfois d’une investiture, si l’impétrant doit recevoir un fief. Dans l’extrême majorité des cas, le seigneur du nouveau chevalier est une toute autre personne que son parrain mais ce dernier assiste toujours à la cérémonie d’Adoubement qui est, pour lui aussi, un grand moment.

L’armement ou adoubement pour faits d’arme

Il existe une autre voie pour être adoubé chevalier : le haut fait martial. Lorsqu’un homme d’arme se montre particulièrement valeureux, qu’il contribue au-delà de toute attente à la victoire ou à la sécurité de son seigneur, il arrive que celui-là soit adouber sur-le-champ. Il s’agit d’un fait rare qui auréole de gloire l’heureux élu... Mais qui risque aussi de le précipiter à la ruine dans la mesure où celui-ci devra désormais vivre selon son rang (Acheter des armes, tenir un destrier prêt à servir, se trouver un seigneur...). De nombreux chevaliers ainsi adoubés finissent alors chevaliers errant ou chevalier paysan, une sorte de chevalier à temps partiel dont le statut n’est pas beaucoup plus enviable que celui de serf.


2. Le rite d’adouement


Cérémonie officielle à caractère éminement religieux, l’adoubement marque profondément la vie d’un jeune noble. Il symbolise à la foi la fin d’un cheminement long et exigeant et le début d’une quête spirituelle et morale qui accompagnera le chevalier jusqu’à son lit de mort.

Avant toute chose, il faut noter que ce sont les pairs qui décident quand un individu est prêt pour l’adoubement. La responsabilité de faire un chevalier repose sur les épaules de son parrain, l’homme qui l’a reçu comme écuyer. Il est rare que celui-ci décide d’un adoubement à la légère car, si l’impétrant ne devait pas se montrer à la hauteur de sa charge, ceux qui l’ont formé et éduqué en porteraient également l'opprobre.

Déroulement type de la cérémonie

La cérémonie débute par une phase de purification. Ayant pris un dernier repas léger en tant qu’écuyer le candidat passe la nuit qui précède son adoubement en prière, accompagné de son futur confesseur, vêtu d’atours très simples. Le matin, après des ablutions complètes mais à jeun, il est reçu en confession afin d’alléger son âme.

Il rejoint alors son futur seigneur. Celui-ci l’attend généralement dans une chapelle, parfois dans une simple salle de réception de son manoir ou de son château. Là, un public est réuni, en référence à l’engagement social qui s’apprête à être prononcé. Les adoubement sans témoin sont presque toujours considérés comme nuls et non avenus.

Débute alors les rites d’Hommage. Le vassal, généralement à genoux, met ses mains dans les mains du seigneur qui est debout. Il dit "Je deviens votre homme". Le seigneur répond "Je vous reçois et vous prend comme mon homme". Il prend alors l’épée du futur chevalier et la pose sur chaque et épaule et sur le front de l’impétrant. Alors, le seigneur, en relevant le vassal, l'embrasse sur la bouche. Vient ensuite la colée, une tape dans la nuque effectuée du plat de la lame ou de la main en prononçant ces paroles rituelles “Voici le dernier coup que tu ne devra rendre”.

Le seigneur temporel fait alors appel à une autorité spirituelle pour la seconde partie de la cérémonie : les rites du Serment. Le vassal s'est donc relevé et, debout la main droite sur les Livres Saints, il prête serment d'être fidèle à son seigneur, il lui jure foi et sûreté. Le seigneur, aidé en cela d'un religieux, oint alors le front de l’homme-lige avec une huile consacrée. Dans ce serment, il est toujours clairement fait mention des retombées en cas de parjure. C’est généralement un fidèle du seigneur, déjà chevalier, qui le énonce à haute voix, symbolisant la fraternité qui est censée unir les vassaux d’un même seigneur.

Enfin, si le serment de vassalité comprend le don d’un fief, on procède aux rites d'investiture. C’est un rite simple, qui consiste pour le seigneur à remettre à son vassal un objet symbolisant le fief (Motte de terre, anneau, verges, étendard) en énumérant à haute voix toutes les composantes du fief. Dans certains cas, l’énumération peut être longue : Chaque château, chaque châtellerie, chaque droit reçu en fief doit en effet être proclamé oralement devant témoins.

Ces trois rites achevés, l’assemblée acclame l’heureux élu qui siégera désormais parmi les hommes et jouira de tout le prestige du statut de chevalier, pour peu qu’il s’en montre digne. Le nouveau chevalier doit alors se choisir un nom de maison (S’il n’en a pas), une devise et un blason. Il pourra dès cet instant arborer fièrement ses couleurs sur le champ de bataille et à la cour. Dans les faits, ces choix s’effectuent généralement à l’avance et il n’est pas rare qu’un habit aux couleurs de l’impétrant lui soit passé, dès la cérémonie achevées (Rappelons-nous son état de dépouillement jusqu’alors). Le nom de maison quant à lui, est souvent prononcé pendant la cérémonie afin de symboliser son changement d’état.


3. Les chevalier errant


Déshonneur et Vertu

Dans certaines circonstances, un seigneur peut perdre ses terres ou ses titres. De même, un chevalier peut être déclaré félon et désavoué par son seigneur. Parfois encore, un combattant valeureux peut être adoubé sur le champ de bataille sans trouver de seigneur qui désire le prendre à son service. Dans tous ces cas, notre homme devient alors un chevalier errant. Sans maître pour subvenir à ses besoins, celui-ci doit trouver une façon de se procurer le gîte et le couvert. La plupart du temps, ils louent alors leur lame aux compagnies franches et deviennent des mercenaires. D’autres sombrent dans le briguandage. Quoiqu’il en soit, ils sont considérés avec mépris par les autres chevaliers et seigneurs.

Un chevalier errant ne peut plus arborer ses armes de chevalier, et l'écu et l'épée sont gardés précieusement cachés tel des talismans. Un individu qui porte les armes de chevalier sans en avoir le titre s’expose à la justice seigneurial. Il s’agit d’un crime grave d’usurpation de titre. Des armoriaux circulent, reprenant les blasons des seigneurs félons. Qui plus est, les chevaliers déchus sont souvent incapables de trouver de véritables écuyers issus de la noblesse. Plus aucune famille ne semble disposée à leur confier l’éducation de leurs enfants.

Beaucoup de chevaliers errants espèrent un jour racheter leur passé et retrouver les bonnes grâces d'un seigneur et être à nouveau adoubé chevalier... Seul un Duc peut adouber ou réhabiliter un chevalier errant et renégat, cas qui constitue une exception.

Bien que cela soit rare, cette vie peut parfois procéder du choix de vivre pleinement un certain idéal chevaleresque, fait d’aventure et de périls. Un certain nombre de jeunes chevaliers issus de grandes familles battent ainsi la campagne dans une sorte de quête initiatique où ils se font un nom et s’aguerrissent par le service de seigneurs étrangers. Ce sont ces chevaliers errants qui ont donné ses lettres de noblesse au statut. Les légendes racontent comment ils ont libéré certaines communautés d’un loup géant qui terrorisait les serfs locaux et que le seigneur du cru tremblait de devoir affronter. Les ballades d’amour courtois chantent leurs prouesses en tournoi et leurs parfaite éducation. Les dames rêvent en secret d’être arrachées de leurs mariages arrangés par l’un de ces beaux et courageux éphèbes. Pourtant, et cela est moins chanté, après quelques années d’errance, ces intrépides damoiseaux retournent généralement au confort de leur place forte pour devenir au fil des années un châtelain bedonnant et replet qui, bien installé au coin du feu, enverra à la chasse au loup les jeunes chevaliers errants qui se présenteront à ses portes.


4. Les serments


Les chevaliers et leurs suites peuvent prêter des serments. Il s’agit de promesses qu’ils font devant les Dieux et qu’ils devront tâcher d’honorer coûte que coûte. Les serments non déliés sont hérités de père en progéniture. Les serments sont surtout pratiqués dans la chevalerie, mais peuvent être liés par un roturier. Les chevaliers les plus honorable porte le sceau du serment : Un morceau de parchemin de cuir comportant le serment gravé et scellé à la cire sur l’armure du chevalier. Le plus souvent la cire est frappée des armoiries de ce dernier.

On peut faire des serments pour tout et n’importe quoi, mais voici les plus célèbres :

Le serment du chevalier

Le serment d'un chevalier est lié à l’adoubement. L’écuyer, au terme d’un long service auprès d’un chevalier et du suzerain de ce dernier, reçoit l’adoubement et prête serment :

  • Tu défendras tous les faibles
  • Tu ne fuiras jamais devant l'ennemi
  • Tu rempliras tes devoirs féodaux
  • Tu ne mentiras jamais et tu seras fidèle à ta parole
  • Tu préféreras la mort à la trahison
  • Tu respecteras tes serments jusque dans la mort
  • Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal.

Le serment d’allégeance

Il s’agit de se placer sous la protection d’un seigneur plus puissant et en échange de mettre sa lance à son service. Le serment d'allégeance ou hommage est hérité avec le titre. Dans le cas où le vassal est une dame qui ne peut combattre, cette dernière doit se faire remplacer par un champion ou par son époux.

Le serment de vengeance

Un individu peut délibérément humilier un autre ou commettre un crime à l’égard d’une maison.  Dans ce cas il s’expose au serment de vendetta ou de faida (Voir le droit d’Ost), qui se délie souvent dans le sang. S’exposer à une vendetta est extrêmement risqué.

Le serment d’amour

Il s’agit pour le galant de promettre quelque chose à une belle pour en attirer l’attention. Par exemple un engagement marital.

Le serment de loyauté

Il s’agit d’une promesse de loyauté entre des individus, comme des frères d'armes.

Le serment divin

Il s’agit d’une promesse faite aux Dieux pour les remercier, obtenir une faveur, pour une pénitence ou tout simplement pour les honorer.

Revenir en haut Aller en bas
 
La chevalerie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Apprendre la chevalerie, moins facile qu'on le croit
» La Chevalerie de Jean Flori
» La chevalerie
» Charte de coop. avec les ORs (26 aout 1458)
» Chevalerie [Thibault]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Six-Duchés :: Bienvenue dans les Duchés :: Il était une fois... :: Grimoires et Parchemins :: Grimoires sur notre Monde-
Sauter vers: