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 " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If

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MessageSujet: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Mer 3 Déc - 15:07

Clément de l'If

Chevalier de Haurfond

Chevalier de Haurfond
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Clément de l'If
Identité
✥ Âge : 26 ans
✥ Origine : de la région d'Haurfond
✥ Classe sociale : Noble
✥ Profession : Chevalier au service de la Baronnie d'Ostrefer
✥ Actuellement : Haurfond
STATS
Distribuez 50 points de départ en suivant les instructions ici.
MAGIE : / ✥ FORCE : 9 ✥ PRÉCISION : 8 ✥ ENDURANCE : 8 ✥ INTELLIGENCE : 10 ✥ PERCEPTION : 9 ✥ CHARISME : 6

Le Royaume et vous...
✥ Êtes-vous originaire des Six-Duchés ? Naturellement.
✥ Ah ? D’où venez-vous exactement ? Je suis originaire d'Haurfond.
✥ Êtes vous sensible à la politique des Loinvoyant ? Partiellement. J'y porte un intérêt comme chacun des habitants de mon Duché.
✥ Peut-être ne vous intéressez-vous pas à ces choses-là, mais quel Duché a votre préférence ? Sans hésitation, je ne saurais répondre que Haurfond.
✥ Que pensez-vous de nos voisins ? Je n'ai aucune répugnance à côtoyer nos voisins des Six-Duchés. Au contraire, j'apprécie leur compagnie. En revanche, je n'ai pas connu beaucoup de Chalcédiens en dehors de ceux qui ont croisé ma lame. De ce fait je peux affirmer que je ne les apprécie pas, sans pour autant leur vouer une haine sans fin. Pour ce qui est des Chyurdas, je suis assez curieux de leur culture différente de la nôtre.
✥ Vous considéreriez-vous comme un grand fan de la famille royale ? Pourquoi ? Je ne suis fanatique que de ma ligne de conduite et de mon suzerain. Mais s'il le faut je paierai le prix de ma vie pour le Roi. Après tout, je lui dois tout autant d'allégeance non ?
✥ Votre avis vis-à-vis de la situation politique actuelle ? Evidemment, la situation que nous vivons à cause des forgisations m'est insupportable ! C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai trouvé motivation à devenir chevalier. J'espère que la guerre avec les Outrîliens ne s'éternisera pas. J'ai lu quelques oeuvres au sujet de ces îles et je les ai trouvées fascinantes. La volonté d'en savoir davantage est plus forte que celle de faire couler le sang indéfiniment. Pour ce qui est des vifiers, hé bien, je reste sur mes gardes. La hauteur de leurs crimes n'est peut-être pas aussi grave qu'on le dit, mais la vie m'a enseigné qu'il y avait toujours un fond de vérité dans une réputation. Et si les vifiers ont mauvaise réputation, alors j'estime devoir m'en méfier. Un excès de prudence ne coûte rien.
✥ Au fait, vous avez un titre ? Chevalier de la Baronnie d'Ostrefer


La magie et vous...

… ça fait deux ? Je dirai même que ça fait cinq.
✥ Êtes-vous sensible à l’Art ou au Vif ? Non
✥ Pratiquez-vous une autre forme de magie ? Non
✥ Avez-vous une opinion sur l'Art ? Pas vraiment. J'estime ne pas en savoir assez pour me forger une opinion.
✥ Que pensez-vous des fidèles du prince Pie ? Ce ne sont que des sauvages. Mais le sort qu'on leur réserve n'est probablement pas adapté à leurs crimes. Il doit y avoir une autre solution. Quelque chose de plus... clément ?
✥ Et des membres du Lignage ? Je n'ai rien lu à ce sujet pour le moment...
✥ Que pensez-vous des autres formes de magie ? J'ai lu et entendu beaucoup de choses à leur sujet. Tant qu'elles ne perturbent pas le bon fonctionnement de notre Royaume et servent le bien, je ne les blâme pas.
✥ Avez-vous des magiciens, des artiseurs ou des vifiers dans votre entourage ? Il ne me semble pas.


Journal intime

Je me plais souvent à imaginer qu'un chroniqueur fera un jour le récit de ma palpitante existence ! On pourrait y lire l'enfance sans distinction d'un petit garçon entouré d'un frère et d'une soeur. Cadet de la fratrie il était bien forcé de s'engager dans les armes à l'âge de sept ans. Âge où il fut mordu par le chien de chasse de son père, noble de Haurfond, alors qu'il jouait pieds-nus comme un roturier. Réconforté dans les bras de sa mère, grondé par son noble père le Baron. Et envoyé auprès du Comte avec pour seul cadeau d'adieu cette douloureuse morsure et le souvenir qui l'accompagnait. On feuilletterait quelques chapitres abordant la vie de page et les quelques missions qu'on lui confiait dans la demeure du Comte. Les heures passées à l'entretien des armes et des écuries. Sept longues années pour un enfant qui ne pouvait plus s'amuser qu'à jouer les petits soldats.

Mais cela cessa d'être un jeu lorsqu'il fut envoyé comme écuyer auprès du Baron d'Ostrefer lors de sa quatorzième année. Sous la tutelle de Messire Enguerrand, il fit ses lettres et ses armes comme on dit. Et ces Chroniques relateraient comment Clément forgea son corps et son esprit auprès du Cheval de la Maison. Le lecteur pourrait alors s'attarder sur un événement déterminant dans la vie de cet écuyer. On pourrait vivre au fil des mots comment Clément prouva sa loyauté et sa bravoure en affrontant trois mercenaires armés et entraînés lors de sa dix-huitième année. Il avait été envoyé par son mentor Enguerrand pour porter un message à Castelcerf, et El sait que les routes sont souvent longues et parfois dangereuses. Comment venir à bout de trois mercenaires ? Un subtile mélange de ruse et de bravoure. Le Chroniqueur utiliserait maints adjectifs pour qualifier cette lutte épique, l'entrechoquement des lames, le pourpre du sang versé et les sueurs froides au clair de lune. Mais nul bien ne s'aquiert sans mal. Conserver sa vie valut à Clément une cicatrice partant du nombril jusqu'à l'aine. Et cela lui valut aussi tout le respect de ses camarades qui jusqu'alors ne le voyaient que comme un "trop-pensant". Evidemment, les railleries quant à son érudition se poursuivaient. Mais on verrait alors que l'écuyer n'y prêtait que peu d'attention, faisant preuve de sagesse et fort de cette première véritable expérience belliqueuse. Clément avait ainsi découvert de quoi il était capable. Se prouvant surtout à lui-même que sa formation s'avérait indispensable.

Un nouveau tournant de ces Chroniques verrait comment l'écuyer devint Chevalier. On y verrait la cérémonie de l'adoubement, revivant avec émotion cette heure intense et presque religieuse pour ces hommes d'armes. Et progressivement, le lecteur verrait alors Clément prendre l'épée pour son Seigneur Studieux d'Ostrefer et passer plusieurs années dans la réalisation de son service pour le Baron.

Cette idée me fait souvent sourire. J'aimerais qu'alors s'écrivent d'autres chapitres relatant comment j'aurais pu affronter seul une armée de Pirates-Rouges désorganisés, ou comment j'aurais escorté la fiancée du Roi. Où l'on me verrait accomplissant de hauts-faits pour mon suzerain. Et tout cela me fait sourire tristement, me rappelant que c'est à moi seul d'écrire ces pages et de les inscrire dans l'histoire. Après tout, je suis Chevalier désormais.

D'ailleurs, qui dit Chevalier dit... cheval ! J'ai à ma charge une monture que j'entretiens et chéris comme un frère d'armes. Il se nomme Briseur de Vent et galope si vite qu'il semble fendre les nuages en deux. C'est un destrier de guerre, musclé et puissant pour supporter le poids de l'armure que je suis forcé de lui mettre parfois. Son poil brun est fourni l'hiver et luisant l'été. Sa crinière d'ébène est taillée en brosse et son regard est vif. Je le possède depuis cinq ans que j'ai été adoubé et sans lui, je crois que je ne ferais pas long feu dans certaines de mes quêtes. J'aime sa compagnie, et je passe volontiers du temps dans les écuries pour le soigner. Ce qui m'a valut quelques suspicions de certains camarades d'armes.

J'entretiens un contact épistolaire régulier avec ma soeur, devenue disciple d'Eda. Parfois je lui joins une lettre adressée à mon frère aîné, mais cela est rare. Il doit gérer la Baronnie et nos destins se sont éloignés. Peut-être irais-je le visiter d'ici peu. Il m'arrive souvent de rencontrer sire Studieux dans les allées de sa grande bibliothèque. Nous avons toujours de quoi discuter et j'entretiens avec cet homme un lien tissé au fil de longues discussions animées sur divers thèmes. Son épouse quant à elle ... * raclement de gorge * Dame Vigueur est ma suzeraine, je n'ai rien à ajouter.



Description physique

✥ Yeux : Noisette très clairs. Vous pourriez y lire le plus souvent une rêverie nostalgique ou bien lors de mes lectures une vive lueur d'intérêt. On m'a souvent fait remarquer que la compassion suintait de ce regard.
✥ Cheveux : Châtains avec quelques reflets blonds (ou bien est-ce blonds avec des reflets châtains ?), mi-longs et attachés à l'arrière. De nombreuses mèches rebelles encadrent mon front.
✥ Silhouette : D'ordre général, on me considère comme un poids plume parmi mes frères d'armes. Mais je suis l'incarnation de l'harmonie entre finesse et muscles. Qui a dit qu'il fallait être un tas de graisse et de crasse sous une barbe fournie pour être qualifié de "fort" ? C'était un imbécile, c'est une certitude ! Il va de soi que j'ai tout de même la carrure pour porter l'ensemble de mon armure. Sinon, je n'aurais pas longtemps survécu. Plutôt grand, je bénéficie d'une silhouette élancée. Ma démarche est fluide et mon pas se fait silencieux lorsque je ne porte pas d'éperons. Je regrette que mes mains soient aussi abîmées par le cuir des rênes et le maniement de l'épée, car je trouve que mon contact aux livres en est détérioré. Heureusement, les mots se moquent pas mal d'une peau rugueuse qui les caresse. Hum hum. Je m'égare.
✥ Habitudes vestimentaires : Celle de tout chevalier qui se respecte. Je porte un gambison, une cote de mailles, un tabard, et bien sûr heaume et haubert. Mais je préfère de loin une tenue de cuir à l'intérieur de la forteresse, moins difficile à porter -vu ma musculature et le poids du métal, vous comprenez sans doute le problème que j'évoque... En outre, il est plus facile d'y ajouter un manteau soyeux pour passer inaperçu parmi les nobles. Car oui, n'oublions pas que je reste un noble avec ses petites habitudes. J'ai toujours dans ma malle de vêtements de quoi pouvoir me présenter devant le Duc ou le Roi. Mieux vaut anticiper ce genre de visites et ne pas passer pour un rustre...
✥ Autre ? Hé bien, à première vue tout s'arrête ici entre vous et moi. Aucun signe distinctif apparent. Toutefois, si d'aventure vous voudriez découvrir ce qui se cache sous mon gambison vous apprendriez que j'ai une longue estafilade blanche du nombril jusqu'à l'aine. Oui, on parle de choses intimes et douloureuses. Il s'avère que l'entraînement d'un écuyer n'est pas toujours sans danger. Est-il nécessaire d'évoquer les quelques grains de beauté qui parsèment mon corps ? Ce n'est qu'un détail, comme celui de cette cicatrice de morsure de chien à mon pied.

Description psychologique

« Mes amis disent que je suis… » loyal, mélancolique et cultivé. Même si mes camarades d'armes me chambrent souvent parce que selon eux je réfléchis beaucoup trop, ils n'en pensent pas moins que je suis sage et se tournent vers moi pour me demander conseil. Même s'ils savent très bien que je ne pourrais les aider à choisir entre deux prostituées...
« Mes ennemis me trouvent… » beaucoup trop sensible et trop peu musclé. C'est un tort qu'ils apprendront à oublier en me découvrant tel que je suis. Et en prenant une raclée.
« La première impression qu’on a de moi, c’est… » l'intellectuel. Mais j'ai quelques muscles ! Tiens regarde mon bras là...
« En société, je suis... » courtois et distingué. Extrêmement humble aussi, et souvent timide par rapport à certains de mes congénères chevaliers.
« En privé, je suis… » sincère et à l'écoute.
« En situation neutre et calme, je suis… » neutre et calme ? Plus sérieusement, je ne suis pas le genre de personne qui engendre la discorde. Je suis bien trop discret pour m'affirmer comme tel.
« En situation conflictuelle, je suis… » sincère mais courtois. Je connais les limites à ne pas franchir pour éviter l'irréparable. Toutefois, je conserverai ma position en toutes circonstances. Droit dans mes bottes, mais avec respect pour mon opposant !
« Face au danger, je suis… » vaillant. Je combattrai sans relâche, c'est le voeu que j'ai fait. Le chevalier ne recule jamais devant le combat. Quel qu'il soit.
« Ma plus grande peur, c’est… » l'echec. Je préfère mourir en agissant, que de vivre en étant incapable de défendre ceux qui me sont chers.
« Ce que je déteste… » ce sont les brutes épaisses sans cervelle. Comment peut-on autant ressembler à un porc en étant au service du Royaume ?
« Ce que j’aime… » c'est passer du temps dans la bibliothèque du Baron Studieux et nos longues discussions ensemble, galoper sur le dos de mon destrier à travers les collines de Haurfond, me battre en duel.
« Si j'avais un rêve... ? » ce serait de partir visiter une contrée lointaine. Et de rencontrer une jolie demoiselle à épouser -ou pas à épouser d'ailleurs..-

Derrière l'écran

◆ Pseudo : Cam ! Mais ici vous pouvez m'appeler "le nouveau" ou Clément ça ira bien Wink
◆ Comment avez-vous découvert le forum ? le hasard et les topsites font un curieux mélange !
◆ Un avis, des questions ?
◆ Voulez-vous être parrainé ? ouuuuuiiiiii
◆ Multicomptes : peut-être un jour ?
◆ Partant pour un défi rp ? je ne sais pas dire non ! PARTANT !
◆ Team Tymie ou Team Courage ? facultatif ... hmm c'est pas faux ?



Dernière édition par Clément de l'If le Ven 27 Mar - 22:44, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Mer 3 Déc - 17:20

Silence Hodd

de Castelcerf

de Castelcerf
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Bonjour et bienvenue sur le forum, officiellement ! :rainbow:
Bon courage pour ta fiche. N'hésites pas en cas de question Smile



Merci Liberté ! :tymievigueur:
Merci mon filleul luth(eur) :coeur::
 
Et merci Viviane pour le vava ♥

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Voir le profil de l'utilisateur http://lessixduches.forumactif.com
MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Mer 3 Déc - 18:32

Humble Lobreth

Ménestrel

Ménestrel
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Bienvenue parmi nous petit cailloux ^^





A Winter's Tale
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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Mer 3 Déc - 19:38

Clément de l'If

Chevalier de Haurfond

Chevalier de Haurfond
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Je vous remercie tous les deux ! Ca me donne la pêche pour poursuivre cette jolie et très trop complète fiche :angel:




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"Il est beau, il est sublime de pardonner à son ennemi, quand on n'a qu'un mot à dire pour l'écraser."

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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Mer 3 Déc - 20:44

Humble Lobreth

Ménestrel

Ménestrel
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Clément de l'If a écrit:
Ca me donne la pêche

hhaannnn faut le convertir aux cookies :cookie:





A Winter's Tale
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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Mer 3 Déc - 21:31

Liberté Sangréal
Noble de Labour
Noble de Labour
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Bienvenue à toi ! :123: Bon courage pour ta fiche, j'attends qu'elle soit finie pour voir avec Sil laquelle de nous deux te corrigeras.
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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Jeu 4 Déc - 6:47

Lune de Forge
Civil de Cerf
Civil de Cerf
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Bienvenue Clément !

Je dois te dire que ton avatar est déjà pris par un autre joueur (Inspiré). Il te faut donc en trouver un autre ^^ Bonne recherche Wink



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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Jeu 4 Déc - 8:50

Clément de l'If

Chevalier de Haurfond

Chevalier de Haurfond
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Merci à vous trois !

Pour l'avatar, j'avais bêtement repris celui de la fiche de prédéf', mais je vais en chercher un autre, pas de problème !

Qui parle de COOKIES ?! :bave: (Attention je me transforme en gnome dévoreur de cookies quand on prononce ce mot. J'ai déjà plusieurs villages cookies exterminés à mon compteur...)




ChroniquesCurriculum Vitae

"Il est beau, il est sublime de pardonner à son ennemi, quand on n'a qu'un mot à dire pour l'écraser."

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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Jeu 4 Déc - 20:20

Clément de l'If

Chevalier de Haurfond

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Pardonnez-moi du double-post mais je crois que ma fiche est terminée :loyal:

Il me semble ne rien avoir oublié !




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"Il est beau, il est sublime de pardonner à son ennemi, quand on n'a qu'un mot à dire pour l'écraser."

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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Ven 12 Déc - 17:16

Liberté Sangréal
Noble de Labour
Noble de Labour
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Coucou Cam ! Désolée encore pour l'attente. Voilà la correction de ta fiche :

Dans l'ensemble c'est plutôt cohérent. Quelques points cependant :

- stats : il va falloir gonfler sa force à 8 minimum. Idem pour l'endurance. Sinon, impossible pour Clément de tenir bien longtemps à manier une épée bâtarde (ça fait 2.5 kg ces petites bêtes, ça a pas l'air comme ça mais arme + armure ça demande de la force et de l'endurance). Si tu veux qu'il ait une silhouette athlétique, ce sera 9 minimum en force.
En parlant d'armes et d'armures.... voici les configurations normales des armures médiévales pour un combattant de son rang, qui ne se mixent pas :
gambison + (chemise de maille simple) + plastron et canons bras/jambes, spallières en cuir bouilli, soit entre 8 et 12-13 kg
gambison + cote de mailles si possible en maille royale (+ haubert + heaume +) tabard soit entre 15 kg (mailles simples) et 17-18 kg (maille royale)
gambison + armure de plaques : entre 15 et 20 kg

Ca a l'air énorme mais le poids est réparti sur tout le corps, cependant tu comprends bien que ça demande de la force et de l'endurance. On ne porte pas de maille sous les plaques. Sinon l'armure pèserait près de 30 kg et en plus impossible de bouger (j'avais essayé pour le fun et vraiment pas possible faut marcher en playmobil après).

Brefouille. La suite, c'est en ce qui concerne le vif et plus particulièrement le Lignage. Ton personnage n'ayant jamais eu le moindre contact avec un représentant du Lignage, il n'a aucune raison de soupçonner son existence. De ce fait, ce qu'il sait du vif se résume aux on-dits et aux exactions des Pies. Difficile dans ce cas d'être amour et paix avec les vifiers, même pour quelqu'un de tolérant. Il devrait être à minima méfiant. Je m'explique : les racontars sur les vifiers en font des êtres plus animaux qu'humains, capables de se transformer en bête, vivant comme des bêtes, violents et sanguinaires. Même si ton personnage est instruit et peut se douter qu'il y a beaucoup d'exagérations, les actions récentes des Pies tendent dans le sens des racontars. Donc si possible, j'aimerais que tu revoies son point de vue sur le vif.

Enfin dans l'histoire, si tu pouvais préciser pourquoi il se bat un jour contre trois mercenaires... ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe.

Voili voilou ! Bon courage et je reste à disposition si tu as des questions
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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Ven 12 Déc - 19:09

Clément de l'If

Chevalier de Haurfond

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Merci Liberté pour toutes ces précisions pour l'armure et l'équipement !

J'ai remanié les stats et les habitudes vestimentaires. Effectivement, c'est plus probable, mais je voulais accentuer que chez Clément, la force est secondaire par rapport à l'esprit. Toutefois il reste un chevalier. Quelques muscles s'imposaient donc, tu as raison !

Pour ce qui est du vif/Lignage, tout est modifié normalement pour que ça reste réaliste.

La rencontre avec les mercenaires a été un peu enrobée mais je peux en faire plus si nécessaire ?




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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Lun 15 Déc - 11:18

Liberté Sangréal
Noble de Labour
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Avec plaisir pour les précisions (tape moi dessus si je te saoule surtout).

Alors tout me semble aller, mais je note côté stats que tu as le charisme d'un laideron couvert de furoncles... hum. C'est pas l'impression que j'ai de ta fiche. Je te proposerais bien de baisser à 8 et 9 précision et perception pour remonter son charisme à 6, qui serait plus en accord avec le personnage d'un jeune homme effacé mais en rien défiguré ou affublé d'un bec de lièvre, par exemple. A toi de voir.

Sinon je t'envoie un admin pour validation.
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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Lun 15 Déc - 12:55

Clément de l'If

Chevalier de Haurfond

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J'ai pris en compte ta dernière remarque. Ca me permet de garder une intelligence dominante par rapport au reste, tout en ayant un physique pas trop rebutant.

Merci bien ! o/




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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Mar 16 Déc - 14:07

Liberté Sangréal
Noble de Labour
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Bien, je t'envoie les admins dans ce cas !

Edit : j'ai appris que je pouvais le dire donc, tadam ! :drum: Félicitations tu es validé ! :applause: Ton rang te sera prochainement donné et un admin te mettra dans ton groupe très prochainement. Tu peux déjà créer ton journal et lancer tes demandes de rp !
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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Mar 16 Déc - 23:15

Ignépée

Marchand

Marchand
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Ah ! Une racaille d'Haurfond, enfin ; je me sentais seul. Bon okay tu sais lire, c'est toujours pratique sur un forum RP. Ton personnage est sympa, plein de bonne volonté et... Ma foi, sa blancheur immaculée risque de prendre cher parmi nous mais, eh, on fait pas d'côtelette sans casser des yeux.

Sur ce, voici présentement ton défi RP (tintintintin !) :

"Oyez, oyez ! Venez apprendre l'histoire de Clément le preux, l'indomptable, le chevaleresque, et comment il combattit le mal en dépit du terrible dilemme qui déchira son cœur ! Oyez comment le baron d'Ostrefer le chargea de combattre des bandits qui tentèrent de piller un village d'apiculteur où se trouvait son neveux, lors même que le jeune chevalier venait d'apprendre d'une estafette que le sanctuaire d'Eda où se trouvait sa sœur était attaqué par les fidèles du prince Pie. Que d'aventures, braves gens, que d'aventures ! Triste ode que celle de Clément d'Ostrefer, car, assurément, à sauver une vie on sacrifie l'autre !"

Et comme c'est ma petite tradition personnelle que de proposer une règle optionnelle, en voici une : intégrer un fait d'arme absolument héroïque impliquant une chèvre.

Une fois ton défi posté, merci de le signaler en allant éditer ta fiche d'inscription pour cliquer sur l'icône du sujet "défi rp posté chef !" qui se trouve juste au-dessus de la zone pour écrire. Je te conseille de m'envoyer un MP quand tu auras fini pour que je ne te loupe pas, et surtout, amuses toi bien ; écris ton défi lorsque tu t'en sens l'envie, et fais toi plaisir !


"Cherche pas la p'tite bête, bonhomme, ou tu vas trouver la grosse."
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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Jeu 18 Déc - 11:02

Clément de l'If

Chevalier de Haurfond

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"Oyez, oyez ! Venez apprendre l'histoire de Clément le preux, l'indomptable, le chevaleresque, et comment il combattit le mal en dépit du terrible dilemme qui déchira son cœur ! Oyez comment le baron d'Ostrefer le chargea de combattre des bandits qui tentèrent de piller un village d'apiculteur où se trouvait son neveux, lors même que le jeune chevalier venait d'apprendre d'une estafette que le sanctuaire d'Eda où se trouvait sa sœur était attaqué par les fidèles du prince Pie. Que d'aventures, braves gens, que d'aventures ! Triste ode que celle de Clément d'Ostrefer, car, assurément, à sauver une vie on sacrifie l'autre !"

intégrer un fait d'arme absolument héroïque impliquant une chèvre


Quel sombre jour que celui où El laissa Haurfond dans une brume épaisse. On ne voyait pas à plus de cinq pas devant soi, et même les petites habitations s’étaient vues embourbées dans les vapes humides. Avec ce brouillard, le pavé était glissant. A travers les arcades qui longeaient la petite cour ouest, on entendait le cliquetis sourd des bottes de fer sur le sol glacial. Reconnaissable entre mille, cette démarche, qui était normalement souple et était alors alourdie par le poids du métal, n’était autre que la mienne. Je m’avançais, longeant  les murs de pierre qui m’avaient, plusieurs heures plus tôt, mené jusqu’aux écuries du Baron où se trouvait mon palefroi. Je faisais alors l’inventaire de mon matériel et vérifiais si l’on avait bien entretenu mes cuirs lorsqu’un page fit irruption et m’annonça que le Baron d’Ostrefer mon seigneur souhaitait me rencontrer. Surpris, je reposai la sangle de cuir que j’analysais attentivement pour rejoindre mon suzerain. En arpentant les couloirs d’un pas rapide, je me demandais ce que pouvait exiger de moi le Baron. Quel genre de quête allait-il me confier ? Etait-ce pour lancer l’une de nos sempiternelles discussions ? J’appréciais la compagnie du Seigneur Studieux. C’était un homme qui posait sa réflexion avant toute action inutile. Je l’admirais pour cette qualité. L’armure ralentissait mes déplacements et je peinais à avancer prestement. Je parvins finalement jusqu’à l’un des salons où se trouvait le Seigneur Studieux. Il se tenait là, debout devant l’âtre où le feu crépitait allégrement, m’offrant une vision de son dos chargé d’une fourrure épaisse pour vaincre le froid perçant. Comme bien souvent, je n’eus pas besoin de me présenter à lui. Au simple son des bottes sur le carrelage, il semblait reconnaître chacun de ses hommes. Ou bien il n’attendait personne d’autre que moi à cette heure de la journée. Lorsqu’il fit volte-face, son visage m’apparut aussi troublé que possible. Quelque chose le chagrinait et le rendait soucieux.

« Clément, te voilà. J’ai là quelque tourment dont je dois te faire part. Prends place. »

Sans ajouter un mot, j’obéis au Baron. Dans ce genre de situation, je préférais me faire attentif pour ne manquer aucun détail. Je soulevai un lourd siège de bois et m’assis dessus tant bien que mal, plus gêné par mon armure que véritablement à l’aise. Cependant, je ne pris pas la peine de chercher une position un minimum confortable car toute mon attention se portait vers les paroles de l’homme qui me faisait face. Je buvais ses mots, à l’affût de ce que je pourrais en tirer comme analyse.

« Ces derniers jours ont été calmes ici, à la Baronnie, et ma décision de te garder à mes côtés fut bien sage, étant donné la situation actuelle. Un messager vient de me porter la nouvelle que l’un des villages sous notre protection est sur le point de subir une attaque. Et je tiens pour source sûre que ledit village abrite Preste mon neveu. Je veux que tu t’y rendes pour rendre un sort macabre à ces brigands et protéger Preste.
- Bien, Monseigneur. De quel village s’agit-il ? »


Tout en ayant prononcé ces quelques mots, je m’étais relevé dans un bruit sourd de métal. Studieux me regardait de ses yeux vifs et cernés. Il appréciait beaucoup son neveu et la mission qu’il me confiait n’était pas minime. Je devais être à la hauteur. D’autant plus que c’était l’une de mes toutes premières quêtes en tant que chevalier d’Ostrefer. J’écoutais le Baron m’expliquer la route à suivre pour rejoindre ledit village. Puis je le quittai, reprenant le chemin inverse jusqu’aux écuries dans de grandes enjambées. Je me remémorais toute les informations récoltées, le visage fermé par la réflexion. Lorsque je pénétrai dans la pièce qui sentait un mélange de cuir, de crottin et de paille fraîche, je m’aperçus que mon destrier m’attendait, sellé et bridé. On lui avait mis son armure de poitrail et il s’impatientait dans la stalle. Je m’approchai de lui, posant ma main sur son chanfrein. L’animal souffla bruyamment sur mon visage, énervé de n’être pas encore sorti.

« Calme toi, Briseur. »

Il m’arrivait souvent de lui parler, à cet animal. Il ne devait pas comprendre grand-chose, mais je sentais que le ton que j’employais pouvait parfois le rendre plus docile. Sa fierté lui jouait des tours et il était plutôt du genre impatient. Je le laissai quelques minutes pour achever de m’équiper. Je pris épée et bouclier, heaume sur la tête, et on me hissa à cheval. Une fois en selle, ce fut difficile de maintenir le palefroi dans le calme. Il se propulsa sur ses postérieurs pour s’élancer dans un galop effréné… qui ne dura que quelques foulées. Briseur se stoppa net en manquant de percuter une estafette qui nous venait en sens inverse. Essoufflé, le messager semblait fort troublé.

« Hé bien ! Que t’arrive-t-il, soldat, pour arborer ce visage déconfit ?
- Le… C’est… Une profanation au Sanctuaire d’Eda ! Par El ! Celui-là même où se trouve votre sœur Dévote ! Sire Clément, vous devez l’y rejoindre au plus vite ! Les…. Les serviteurs du Prince Pie ! »


L’estafette essoufflée ne put m’en dire davantage. J’avais déjà lancé au galop mon destrier sur le sentier qui nous ferait quitter la demeure du Baron d’Ostrefer. Une fois à l’écart, un croisement me contraindrait à choisir entre le sort de ma sœur et celui de Preste. Quel était le devoir d’un chevalier ? Quel serment valait-il mieux servir que l’autre ? Alors que Briseur fendait la brume épaisse dans une allure vive, mes pensées, quant à elles, se confrontaient avec autant d’ardeur vaine car, de mon cœur ou de mon devoir, je ne savais vers lequel m’orienter. Les fers résonnaient sur les derniers pavés, puis sur la terre froide et sèche du sentier. Tirant sur les rênes, je fis ralentir Briseur de Vent. Nous y voilà. Sous mon heaume de métal, j’étais en pleine ébullition. J’implorais El et Eda de m’envoyer une réponse à mon dilemme. Et pendant que j’hésitais, ma monture marchait en rond, excédée que je la fasse attendre davantage. Cela ne dura pas excessivement longtemps et je l’orientai sur la piste qui mènerait au village des apiculteurs. Tandis que mon cheval galopait à vive allure dans les collines embrumées, mon esprit était toujours préoccupé de ce choix que je venais de faire. En tant que chevalier, c’était l’honneur du devoir accompli qui devait primer. Au fond de mon estomac, je sentais se nouer la frustration de ne pas pouvoir m’assurer que ma sœur serait en sécurité. Je savais Dévote si dévouée à la cause d’Eda qu’elle pourrait subir n’importe quelle affliction sans broncher. Je ne voulais pas que le prochain messager m’apporte la nouvelle de sa mort en martyre. Hors de question ! Ce qui m’avait poussé à choisir le devoir sur le cœur était bien sûr ma conduite de chevalier. Mais je me disais également que si je me chargeais rapidement du sort de ces brigands, je pourrais peut-être arriver à temps au sanctuaire d’Eda. Je donnai un coup d’éperons à Briseur pour qu’il redouble d’effort. Cette monture était incroyable. Il semblait ne jamais s’épuiser et faire sans cesse preuve d’un caractère vaillant.

En une heure d’intense galopade, je parvins à l’entrée du village des apiculteurs où bourdonnait un bruit constant de cris et de confrontation. J’inspirai profondément avant de rejoindre les habitations éparses. La situation semblait confuse. Les pillards entraient et sortaient des petites maisons de pierre, couverts de sang et de toutes sortes d’objets. L’un d’eux hurla en me voyant. Il courrait vers moi, armé d’une outre débordante et d’une épée grossière. Je dégainai ma lame en un sifflement strident et de mon autre main tirai sur les rênes pour faire pivoter mon destrier. D’un coup de talon, je lui fis prendre le galop dans la direction du bandit dont je transperçai le haut-ventre. La lame en ressortit pourpre jusqu’à la garde et l’homme s’effondra à terre, achevant de se noyer dans son mauvais vin. Deux autres brigands s’avancèrent pour me bloquer la route. Bientôt rejoints par trois autres. Cela faisait donc cinq hommes face à un chevalier et sa monture. Briseur s’échauffait sous la selle. Il n’allait pas m’aider à combattre, c’était une certitude. Je mis alors pied à terre, armé de mon bouclier et de mon épée. En rencontrant le sol, mes jambes eurent un léger tremblement. J’avais galopé pendant près d’une heure et ce changement de statut me déstabilisa. Mais cela ne dura pas, bientôt emporté par l’adrénaline procurée par l’encerclement de ces cinq barbares. Leurs tignasses hirsutes et leurs vêtements dépareillés indiquaient qu’ils seraient certainement désorganisés. Peut-être que l’intimidation pourrait fonctionner sur ces simples d’esprit.

« Je suis Clément de l’If, Chevalier de la Baronnie d’Ostrefer ! Vous êtes sur les terres du Baron Studieux d’Ostrefer et vous paierez cet affront de vos vies, vils brigands ! »

C’était probablement ridicule venant de la part d’un homme s’adressant à cinq ennemis. Je rabaissai la visière de mon heaume et raffermit mon emprise sur mon épée et mon bouclier. Qu’El me protège et protège ma sœur, voilà ce que je pensais à cet instant. Quelques rires gras parvenaient jusqu’à mon oreille. Mes tempes battaient au rythme frénétique de mon sang. Je n’avais pas peur, non. Le combat me faisait toujours cet effet. Je fis un pas en avant vers l’un des pillards qui s’avançait vers moi. Alors j’oubliai tout. Ma sœur, ce souci principal, Briseur qui devait galoper librement dans le village, le poids de mon armure, le sang sur la lame. Tout s’occultait pour que ne demeure que les mouvements à entreprendre. Coup d’estoc à gauche, petit mouvement de jambe pour me retourner et enfourner comme il se doit mon épée dans la cuisse de l’homme. Je la ressortis rapidement pour lui transpercer la gorge alors qu’il tombait à genoux sous la douleur. Derrière moi, j’entendis les quatre autres brigands s’afférer bruyamment. Ils hurlaient de rage devant ma prompte victoire. Ils coururent vers moi d’un seul mouvement, alors que je me retournais pour leur faire face. Mon épée rencontra dans son élan un ventre qu’elle coupa en une longue estafilade. Sa course circulaire s’acheva en une épaule, dans laquelle elle s’enfonça comme dans du beurre. Alors que ces deux pillards se pliaient en quatre en criant leur souffrance, laissant sur l’herbe rase de lourdes taches de sang, je poursuivais mon avancée de quelques pas vers les deux autres brigands. L’un d’eux possédait une épée moins grossière que les autres. Et il semblait savoir s’en servir bien mieux que ses comparses également ! A plusieurs reprises, il para mes assauts, sans trop de grâce mais avec beaucoup de force. Je voyais bien que son petit camarade, bien qu’en retrait, tentait de s’installer dans mon dos pour me frapper comme un lâche. Lorsque celui-ci fut en place, et que l’autre occupait mon épée, je donnai un coup de bouclier dans le visage du couard. Malheureusement, je ne pus rencontrer que l’air. Ma stratégie tombait à l’eau et je me demandai pourquoi, véritablement surpris. Alors que je regardais, complètement hébété le vide qui se tenait à la place du pillard, un coup d’épée se heurta contre moi, me faisant choir à genoux. Aussitôt, je me concentrai sur mon adversaire qui avait bien su profiter de ma distraction. Je parai un nouveau coup avec le plat de mon épée, puis je me relevai le plus prestement possible pour reprendre le combat. Vexé d’avoir pris un coup, bien que peu douloureux, je redoublai d’effort et pris l’avantage, parvenant à désarmer le bandit. Je l’achevai sans attendre.

«  Quiconque perturbera le calme de ces terres subira la colère du bras du Baron d’Ostrefer. »

J’allais ajouter une autre phrase, lorsqu’un cri se fit entendre plus loin. Je courus tant bien que mal vers sa provenance. Derrière l’une des maisons, je manquai de tomber de stupeur. Abasourdi, je regardais le dernier brigand, à quatre pattes dans la boue et hurlant de frayeur. Je relevai la visière de mon heaume pour mieux savourer la scène. Une chèvre, ou peut-être était-ce un bouc, chargeait le misérable pillard sous les encouragements de l’un des paysans. Comment avait-il dressé la bête ? Je l’ignorais. Mais c’est alors que le brigand esquiva l’attaque de l’animal qui renversa de ses cornes l’une des ruches du village. Une nuée d’abeilles se déversa et choisit pour cible le bandit qui prit la valeureuse décision de prendre ses jambes à son cou, poursuivit par l’essaim en colère. Justice d’Eda était rendue ! Je me retournai alors pour constater les dégâts et m’assurer qu’aucun autre brigand ne se trouvait encore là. Je me rendis alors compte que les apiculteurs me regardaient tous curieusement. Le propriétaire de la chèvre farouche s’approcha de moi et, des étoiles dans les yeux, m’affirma avec un accent du coin :

« C’t’ une brave bête ! L’a d’jà fait fuir un ours qui voulait s’en prend’ à nos ruches ! Et…
- Sire Clément ! Derrière vous ! »


Je me retournai brusquement, alerté tant par l’avertissement de la villageoise que par un bruit de sabot. La chèvre était en train de me charger, les cornes en avant et la queue fouaillant énergiquement. Je me mis alors en garde, ne sachant comment réagir face à la menace. Il faut admettre que l’animal était rapide. Alors que ses petites cornes allaient me heurter, je fis un écart au dernier moment sur la gauche et lui donnai un coup de bouclier dans le but de l’assommer. La chèvre fut à peine déséquilibrée et dès qu’elle se retrouva sur ses quatre pattes, relança la charge. Cet animal me donnait du fil à retordre. Plusieurs fois, je parvins à repousser ses assauts sans pour autant m’en débarrasser définitivement. Finalement, nous étions aussi essoufflés l’un que l’autre dans la brume qui commençait à se dissiper. De ses petits naseaux s’échappait deux sillons de fumée. Mes bottes de fer glissaient dans la boue. Autour de nous, les paysans se réjouissaient de ce spectacle inhabituel, et quelques paris avaient été lancés à voix haute. Soudainement exaspéré, songeant à ma sœur qui devait se démener entre les mains des fidèles de Pie, je pris l’audace de charger le ruminant, épée et bouclier en mains. N’étais-je donc pas plus féroce qu’un ours ? Surprise, la chèvre eût à peine le temps de me charger pour se défendre. Je lui assenai un coup de bouclier en plein sur ses cornes pour la stopper. La poussée de sa charge me fit glisser sur plusieurs mètres, mais je tins bon en restant debout. Et d’un moulinet d’épée, je fis descendre la lame au niveau de sa nuque, achevant l’animal aussi sec. Une clameur s’éleva parmi les apiculteurs suivie d’un silence presque morbide. Je me redressai et laissai le corps maculé de sang de la biquette retomber au sol. J’essuyai ma lame sur son pelage et la rengainai. Je devais maintenant partir. Ma chère Dévote devait désespérer de ne voir jamais les secours parvenir jusqu’à elle et ses consœurs. Mais avant, je devais m’assurer que le jeune Preste n’avait rien. Je décidai de rompre le silence qui n’avait toujours pas été brisé.

« On m’a dit que le Seigneur Preste se trouvait dans votre village. Pouvez-vous me conduire jusqu’à lui ? »

Une petite fille s’avança vers moi et me dit de la suivre. Les paysans commençaient à chacun reprendre ses affaires. Le propriétaire de la chèvre pleurait à son côté. Avant de le quitter, je lui dis en posant une main sur son épaule :

« C’était une brave bête, tu as raison. Elle a défendu tes ruches et ta maison. Désormais elle te donnera de la fourrure et de la viande. Prends ces quelques pièces et rachète-toi un animal. Il ne sera certainement pas aussi brave, mais tu pourras t’en racheter deux avec cette bourse. »

Je lui tendis une petite bourse gonflée de pièces et il me remercia chaleureusement. Puis je suivis la petite fille qui m’amena à l’écart du village. Elle me montra de son doigt sale une direction à travers les collines. Preste était parti avant l’attaque. Il avait eu un bon instinct. A moi d’agir comme lui et d’aller retrouver ma jeune sœur. Justement, l’un des gardes placés en faction dans le village me rapporta Briseur en le tenant fermement par la bride. Bien, nous allions pouvoir repartir.

« Dois-je desseller votre monture, Sire Clément ? Vous resterez bien festoyer votre victoire avec nous tous !
- Malheureusement le devoir m’appelle vers le Sanctuaire d’Eda, soldat, lui répondis-je en posant une main sur son épaule. Je compte sur toi et tes camarades d’armes pour aider les villageois. Et renvoyez un messager au Baron Studieux. Prévenez-le au plus vite que Preste avait quitté le hameau. Dîtes-lui aussi que je m’en vais au sanctuaire. Le ferez-vous ?
- Oui, je…
- Je vous en suis reconnaissant. »


Et de saisir mes rênes et me hisser sur mon destrier avant de le lancer au galop dans la direction du sanctuaire. J’allais certainement arriver trop tard. Je détestais ce sentiment d’être vain et de manquer la bataille. Non pas que je veuille absolument accomplir de hauts faits d’armes, mais je voulais surtout prendre part à chaque combat qui nécessiterait mon intervention. Et mon cœur battait plus fort en imaginant ma sœur Dévote entre les mains de ces sauvages de Pie. Je claquais de la langue pour faire accélérer le hongre bai qui s’était bien reposé pendant la bataille, certainement réfugié dans une grange au vu du foin qui dépassait de sa bouche quand je l’avais récupéré. Il allongea sa foulée et ses oreilles se pointèrent en avant. Malgré l’armure, j’accompagnais son mouvement pour ne pas le gêner dans son accélération. Nous galopions sur le sommet d’une colline qui dominait le village des apiculteurs. Cette maudite chèvre m’avait fait perdre un temps précieux pour le sauvetage des fidèles d’Eda. Pourrais-je arriver à l’heure ? C’était l’espoir qui me faisait redoubler d’effort. En y repensant, je n’aurais peut-être pas dû tuer l’animal. Son propriétaire semblait fort attristé de sa perte. J’aurais pu m’emparer d’une corde et tenter de la ligoter. Ou me réfugier dans une habitation comme un lâche. Cet homme était probablement un vifier au vu de sa réaction. Je fronçai les sourcils, perplexe. J’allais certainement devoir en avertir le Seigneur Studieux. Fallait-il vraiment agir ainsi ? Après tout, je serais bien triste moi aussi, si ma monture venait à se faire tuer. Et je n’étais pas porteur du Vif pour autant. J’aurais le temps d’y songer sur le chemin du retour. Pour l’heure, je devais rejoindre le Sanctuaire et me remémorer ce qui m’attendait. Les Serviteurs du Prince Pie. Une pure provocation que d’avoir violé ce saint lieu avec leur bestialité.

Au bout d’une bonne heure de galopade, je laissai Briseur de Vent reprendre un pas actif. Il était essoufflé malgré sa forte composition. Bien que je fusse extrêmement pressé, je ne pouvais pas prendre le risque de le heurter et de finir le trajet à pied. Quelqu’un m’a dit un jour, « Qui voyage loin, ménage sa monture ». A moins que je n’aie croisé cet adage dans l’un de mes livres de voyage. Toujours un ouvrage dans sa besace. C’est un peu ma deuxième ligne de conduite, après « accomplir son devoir en toutes circonstances et avec clémence ». Je poussai un soupir. Au loin s’élevait la petite tour du Sanctuaire d’Eda. De quelques coups de talons, je mis Briseur de Vent au trot et le laissai s’engager sur le sentier qui menait au bâtiment. Je ne pensais pas arriver si vite. El m’aura été favorable. Une certaine fumée s’échappait de la tour. Cela ne me ravissait pas et je sentis l’angoisse nouer un peu plus fort mon estomac. Qu’allais-je découvrir là-bas ? De la voix, je fis accélérer mon destrier. Nous nous engageâmes sous une arcade dont les fumées noires avaient mordu la pierre blanche. Je me mordis la lèvre inférieure. Par El et Eda ! Que n’avais-je pas été là pour défendre ces terres ? Quel dilemme m’avait poussé à choisir entre mon devoir et mon cœur ? Je pestais intérieurement face à ma frustration. Tout cela n’était que la faute du bouc ! Cette misérable créature m’avait fait perdre beaucoup trop de temps. J’aurais peut-être pu arriver pour mettre une dérouillée à ces salauds de fidèles de Pie ! Par El… je m’emportais. Ma monture marchait paisiblement entre les arbres. Afin de me reconnecter avec la réalité des faits, je pris la peine d’observer autour de moi. Nul cadavre ne jonchait la piste et cela était bien étrange. Je m’attendais à une telle sauvagerie que tous les rapaces du secteur seraient venus festoyer avec les restes laissés par les fidèles. Du bruit provenant du Sanctuaire se fit entendre. Je laissai Briseur attaché à un arbre par les rênes et poussai le lourd battant de bois pour entrer dans le bâtiment surmonté d’une tour. A l’intérieur, outre les tabourets renversés et le sol trempé de sang, les fidèles d’Eda priaient. Aucune ne se retourna en m’entendant fracasser le carrelage de mes lourdes bottes. La prière était plus forte que tout. Il fallait remercier Eda pour sa grâce d’avoir épargné quelques fidèles. Une dizaine tout au plus se trouvait là, à genoux, entonnant une mélopée à la gloire d’Eda. L’espace d’un instant, l’envie de repartir fut plus forte que celle de rester. Je n’étais pas arrivé à temps. J’avais échoué. Mais mon regard croisa une silhouette plus courbée que les autres, plus dévouée que les autres à sa cause. Dévote. Elle était en vie. Une ondée de fatigue et de soulagement se fit ressentir. Le poids quitta mes épaules et je me sentis vaciller. Je trouvai appui contre un mur, laissant choir mon bouclier que je tenais jusqu’alors toujours en main. Sa chute se fit bruyante. Et cela résonna jusqu’au sommet de la tour probablement. Mais la complainte religieuse ne s’arrêta toujours pas. Des fidèles d’Eda avaient péri ce jour d’hui. Dévote avait compris où l’appelait son devoir. Elle savait que j’étais là mais ne se retournerait jamais avant la fin des prières. J’avais également compris où était le mien. Obéissance à Studieux. Je me redressai et retirai mon heaume et mes gants. Respectueusement, je quittai le Sanctuaire pour retourner à l’extérieur. Je déposai mon équipement sur l’herbe. De la porte montait encore le chant à Eda. Je conduisis Briseur de Vent jusqu’au mince ruisseau qui coulait le long du bâtiment. Le cheval s’abreuva tandis que j’écoutais un oiseau reprendre la mélodie des consœurs de Dévote. Pour ma part, mon cœur battait plus lentement. La pression était redescendue. Mon estomac dénoué. Soulagé. Il en aurait été bien autrement si Dévote avait eu à mourir. Evidemment, je trouvais inacceptable que d’autres servantes d’Eda soient disparues si tragiquement. Leur mémoire serait vengée. Nous traquerions les responsables qui, de toute façon, représentaient un risque pour la Baronnie et le Duché. Je sortis de ma torpeur lorsque Briseur me donna un coup de tête contre le torse. Il avait fini de boire et voulait s’alimenter désormais. Je le rattachai à sa branche basse. Des voix masculines se firent entendre depuis l’arcade par où j’étais venu. Des soldats. Ainsi, c’était sûrement eux qui étaient arrivés pour défendre le Sanctuaire. Je m’avançai vers eux pour les saluer.

« Soldats.
- Sire ?
- Clément de l’If, Chevalier d’Ostrefer. Est-ce vous qui avez défendu ces terres ?
- Aussi vaillamment que possible. On a repoussé les derniers fidèles jusqu’à la forêt mais on en a bien eu trois. Ils seront pendus et brûlés sur l’heure. Avec leurs foutus bestiaux ! Et vous, vous étiez où pendant tout ce temps ? Si j’puis me permettre bien sûr… »


Le ton qu’employait le soldat était un peu trop laconique pour son grade. Sa victoire sur les fidèles du Prince Pie semblait l’avoir enorgueilli. Je me mordis la lèvre pour ne pas le remettre à sa place aussitôt. Après tout, il n’avait pas tort. J’étais simplement excédé de fatigue et de frustration. Cela passerait.

« Une autre quête m’attendait ailleurs. Un village attaqué par des pillards à mettre en fuite. A vrai dire, un seul a réussi à prendre la poudre d’escampette et il risque de passer une très mauvaise nuit. Vous vous êtes bien battus ici. Les pertes ont été minimes si je puis m’exprimer en ces termes. »

Il y eut un silence.

« Auriez-vous à boire par ici ?
- Malheureusement non. Nous sommes venus jusqu’ici pour défendre les serviteurs d’Eda. Nous repartirons dès que tout sera rétabli, comme l’a exigé le Baron.
- Fort bien. Accomplissez votre devoir, soldats. La route m’appelle et je suis soulagé de voir que de braves hommes tels que vous sont là pour défendre nos terres. »


Je m’en retournai aussi sec. Pas besoin de s’éterniser dans le coin. En retournant près de l’entrée du Sanctuaire, où j’avais laissé mon destrier et mon équipement, j’eus le désir de pouvoir parler à ma sœur. Malheureusement, la litanie s’élevait toujours à travers la pierre noircie. J’attachai heaume, bouclier et gants à ma selle grâce à des lanières de cuir nouées. Le chemin du retour se ferait sans encombre. Cette journée avait été bien assez éprouvante. Je me mis en selle et quittai le Sanctuaire d’Eda sous un soleil radieux, qui perçait entre les feuilles, inondant les collines, et dans la mélodie plaintive et religieuse. Cet air rythma le chemin de mon retour et réchauffa mon cœur. Certes, j’étais déçu au plus haut point de n’avoir pu accomplir ces deux quêtes. J’aurais préféré ne jamais avoir vent de l’attaque du Sanctuaire. Mais j’avais défait les pillards et Dévote était exempte de tout mal. El et Eda nous avaient tous protégés. Alors que Briseur marchait d’un pas actif vers les écuries, mes pensées s’évadèrent jusqu’à la chèvre. Maudite soit cette journée dans le duché d’Haurfond ! Jour de brume épaisse où les chèvres prennent les chevaliers pour des brigands et où les serviteurs d’Eda pleureraient la perte des leurs. On pourrait chanter comment j’avais vaincu une dizaine de brigands à moi tout seul et sans une blessure dans le village des apiculteurs. Peut-être me surnommerait-on, à mon plus grand désespoir, le Chevalier à la Chèvre ? J’allais devoir faire mon rapport à Studieux en rentrant. Longue était la route du retour. J’avais hâte de me trouver devant l’âtre pour réchauffer mes membres endoloris. Oui, la route serait encore bien longue jusqu’à mon foyer.

Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Ven 19 Déc - 6:52

Lune de Forge
Civil de Cerf
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Officiellement bienvenue Clément !!
J'aurais une question... Pourquoi cacher ta signature en spoiler ? Nous sommes plusieurs à en arborer une donc ne te gêne pas Wink Je te conseillerais juste de la mettre en centrer pour que ça fasse plus joli ^^



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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Ven 19 Déc - 12:20

Clément de l'If

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J'ai suivi tes conseils Lune Wink Et merci officiellement pour l'accueil !




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MessageSujet: Re: " Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If   Sam 20 Déc - 19:26

Ignépée

Marchand

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Bravo pour ta participation ! Il y a du bon et du moins bon, je dirais, et je vais t'expliquer pourquoi. Premièrement, ton texte se lit bien, il n'est jamais obscur ou mal construit, et sa fluidité est agréable ; je préfère des joueurs qui ont un style humble et réussi qu'un style affecté et mal arrangé. Ensuite, tu dépeins efficacement la psychologie de ton personnage, on arrive immédiatement à se projeter dans son esprit, et c'est un bon point.

Maintenant, quelques points sur lesquels je te conseille de travailler si tu veux t'améliorer (mais bon, n'oublie pas qu'il s'agit avant tout d'une activité ludique, hein, il ne s'agit que de conseils donnés à titre indicatif).

Déjà, tu nous as pondu des pavés colossaux ! N'hésite pas à aérer ton texte. C'est très important, d'autant plus lorsque l'on écrit des RPs qui sont lus par d'autres joueurs. J'ai aussi connu cette tendance, et je sais qu'elle est due à une volonté d'expliquer. On pense n'avoir à écrire que deux trois lignes, et on se sent le besoin de développer pour être sûr que le lecteur comprendra ; seulement, cela créé une grosse accumulation de texte qui débouche parfois sur un paragraphe indigeste.

Je peux te conseiller de ne commencer à écrire un paragraphe qu'au moment où tu sais exactement ce que tu vas y mettre, notamment en terme d'idées. Le mieux est en général de découper ton texte en une répartition de type un paragraphe par idée ou par mouvement d'action.

Ensuite, j'ai trouvé que l'action semblait parfois précipitée et peux réaliste. Je m'explique : Clément chevauche pendant une heure pour rejoindre le village se bat, puis rejoint le sanctuaire en aussi peu de temps. Il me semble que si les deux localités étaient aussi proches du château, le baron aurait très bien pu envoyer d'autres hommes au sanctuaire pendant que Clément s'escrimait contre les brigands, résolvant par là même le dilemme qui faisait tout le principe du défi. C'est peut-être ce qu'il fait, puisque tu expliques qu'il y a déjà des soldats dans la localité lorsque Clément arrive, mais le fait est qu'on ne sait absolument pas d'où ils sortent.

De même, tu écris qu'il y a également un garde au village. Est-ce un homme du baron ? Si oui, pourquoi est-il tout seul ? Et, encore plus important : pourquoi, alors qu'il est envoyé combattre des bandits qui attaquent un village, Clément est-il lui aussi seul ? Je comprends bien qu'un chevalier en armure - surtout en plate - représente un avantage incomparable, même contre des hommes en supériorité numérique, mais de là à envoyer un jeune chevalier peu expérimenté en solitaire, cela m'apparaît presque comme une marque de mépris faite aux villageois.

Inversement, cinq bandits contre un village, cela me paraît faible, même pour un petit village. Les paysans possèdent des outils pouvant faire office d'armes, et il me semble qu'il leur serait facile d'unir l'ensemble des hommes contre six autres, qui plus est mal armés. N'oublie pas que les bandits attaquent principalement les voyageurs sur les chemins et les lieux isolés et peu populeux. S'ils s'en prennent à un village, c'est en théorie qu'ils en ont les moyens.

Enfin, une dernière chose qui m'a gêné, c'est la réaction des personnages après le dénouement de la situation. Déjà : les paysans qui lancent des paris lors de ton combat avec la chèvre alors qu'ils viennent de subir une attaque, et qui rient de toi alors que tu es leur sauveur ? J'ai mis ça sur le couvert de l'humour, et il est vrai que la situation s'y prêtait, mais la façon dont tu la décrivais avec le sérieux du narrateur empêchait quelque peu de prendre ce recul. C'est donc un peu déroutant.

Dans le même idée, les soldats annoncent que de nombreux vifiers se sont enfuis, mais qu'ils vont quitter les lieux au plus vite, et sur ordre du baron, en plus ? Les brigands pourraient revenir à tout moment si les soldats s'en vont, ils n'ont qu'à attendre. Ne vont-ils pas les traquer ? J'avoue que j'ai trouvé ça très étrange. De même que le fait que ton personnage parte sans même parler à sa sœur, qu'il ne voit même pas ! La seule raison pour laquelle il pense qu'elle est en vie, c'est qu'il voit une silhouette plus courbée que les autres. Je vais te dire un truc : à la façon dont tu as décris la scène, au début, j'ai cru que les vifiers avaient tués tout le monde et s'étaient déguisé avec les atours des sœurs d'Eda pour tendre un piège à Clément. C'est pour te dire à quel point ses certitudes sont hâtives et son inquiétude prompte à retomber.

Oh, une dernière chose : lors du combat contre les bandits, Clément en achève un à terre. Je ne voudrais pas trop m'avancer en ce qui concerne les adversaires de basse extraction, mais je ne suis pas certain qu'achever un adversaire au sol, sans même le sommer de se rendre, est un acte très chevaleresque. A vérifier. Cela dit, j'ai particulièrement apprécié la description du combat. C'est un exercice très difficile que d'écrire une scène d'action, surtout lorsqu'elle est technique, et je trouve que tu t'en es très bien sortis. On visualise tout sans problème.

Le passage de la chèvre aussi m'a bien fait rire. Tu en as d'ailleurs remis une petite couche avec les abeilles ; c'était une bonne idée, tout comme de l'avoir fait se retourner contre le sauveur du village, en dehors de l'incohérence, ce passage était vraiment sympa.

Voilà donc. Les plus gros problèmes étaient donc des problèmes de cohérence. Mais ne crois pas que je n'ai pas apprécié ton défi, au contraire ! C'est parce que je l'ai bien aimé que j'ai eu envie de te donner quelques petits conseils pour te parfaire. Voici donc tes points :

  • 2 de participation
  • 2 d'orthographe
  • 2 pour le style
  • 1 pour le contenu
  • 1 pour la longueur
    + 1 pour avoir introduis la chèvre.


Ce qui te fait donc 9 points à réclamer dans le sujet idoine. Je te resouhaite la bienvenue et j'espère que tu nous régaleras encore de nombreux exploits de chevalerie à l'avenir !


"Cherche pas la p'tite bête, bonhomme, ou tu vas trouver la grosse."
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" Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal. " Clément de l'If
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